Six aéroports désormais touchés par la grève, une médiation en cours

Trois aéroports de l'hexagone sont perturbés depuis vendredi par une grève des agents de sûreté. Malgré l'intervention hier de plusieurs membres du gouvernement, et la nomination de deux médiateurs, les choses ne s'améliorent pas vraiment : le personnel de trois autres plate-formes devrait rejoindre le mouvement aujourd'hui.

(Jean-Philippe Ksiazek AFP)

Depuis vendredi dernier, le fonctionnement de Roissy et des aéroports de Lyon et de Toulouse est affecté par cette grève des agents de sûreté (ceux qui contrôlent les bagages avant l'embarquement). Le trafic, très perturbé ce week-end, notamment à Lyon, devrait l'être un peu moins aujourd'hui : la direction de l'aéroport estime que l'ensemble des vols prévus ce mardi serait assuré. Idem à Roissy, où aucune annulation n'a été enregistrée hier.

En revanche, le nombre d'aéroports concernés par ce mouvement grossit : Nice, Bâle-Mulhouse et Rennes devraient être touchés. Mais il est difficile pour l'instant de dire à quel degré : la direction de Nice se dit "dans le flou". A Bâle-Mulhouse, on précise qu'un préavis de grève a bien été déposé, mais seulement pour le 24 décembre par les personnels contrôlant le trafic marchandises. Aucune perturbation n'est donc prévue pour aujourd'hui...

Pour tenter de sortir du conflit le plus vite possible, la ministre de l'Ecologie et des Transports Nathalie Kosciusko-Morizet a nommé hier deux médiateurs. Leur mission, dans un premier temps, est "d'inciter les syndicats et les directions des entreprises concernées à la négociation". Mais le gouvernement n'exclut pas, en cas de blocage, de recourir à la réquisition des personnels. Et la proposition de loi du député UMP Eric Diard, qui porte sur un encadrement du droit de grève dans le transport aérien, pourrait être examinée à l'Assemblée nationale "dès le mois de janvier ", disait la ministre du Budget Valérie Pécresse, hier sur France Info.