VIDEO. Simone Veil au Panthéon : "Extrêmement touchant", mais "pas à l'ordre du jour", explique sa petite fille

"Je pense simplement, à titre personnel, que mes grands-parents n'auraient pas été très heureux d'être séparés après 65 ans de vie commune", a confié Deborah Veil, l'une des petites filles de l'ancienne ministre de la Santé. 

EUROPE 1

Des pétitions signées par plusieurs dizaines de milliers d'internautes ainsi que de nombreuses personnalités demandent l'entrée au Panthéon de Simone Veil, grande figure de la vie politique française morte vendredi 30 juin, à l'âge de 89 ans. Invitées d'Europe 1, lundi 3 juillet, Valentine et Deborah Veil, deux des petites-filles de l'ancienne ministre ont expliqué être "extrêmement touchées" par ces démarches. Mais elles ajoutent que "ce n'est pas à l'ordre du jour"

"Je pense simplement, à titre personnel, que mes grands-parents n'auraient pas été très heureux d'être séparés après 65 ans de vie commune", précise Deborah Veil. Le mari de Simone Veil, Antoine, a été inhumé au cimetière du Montparnasse à Paris en 2013.

Il est possible de faire une entrée symbolique au Panthéon

Toutefois, il est possible d'entrer au Panthéon avec un cercueil vide. En 2015, les familles des résistantes Germaine Tillion et Geneviève de Gaulle-Anthonioz ont ainsi souhaité que les dépouilles ne quittent pas le caveau familial. A l'époque, l'Elysée avait accepté "avec une grande compréhension" la demande des deux familles, rapporte Europe 1.

Dans le cas de Geneviève de Gaulle-Anthonioz, une poignée de terre du cimetière où elle repose a été mis dans le cercueil destiné au Panthéon. Un choix inspiré par celui de la famille d'Aimé Césaire, qui repose en Martinique, malgré son entrée symbolique au Panthéon en 2011. 

Vendredi soir, en marge du séminaire gouvernemental à Nancy, le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner, avait affirmé qu'"il reviendrait au président de la République et au Premier ministre d'échanger d'abord avec (la) famille de (Simone Veil) parce que ce qui me paraît essentiel, c'est de savoir ce que veut aussi la famille (...). Ensuite, il y aura une réflexion."

Simone Veil, à Chaussy (Val-d\'Oise), le 9 octobre 2004. 
Simone Veil, à Chaussy (Val-d'Oise), le 9 octobre 2004.  (CATHERINE GUGELMANN / AFP)