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Sénat à gauche : rien n'est joué pour 2012, avertissent les politologues

Les candidats à la primaire PS sortent renforcés "collectivement" de la victoire dimanche de la gauche au Sénat, constatent des politologues qui relèvent une "dynamique" pour l'élection présidentielle mais, selon eux, rien n'est joué pour 2012
Article rédigé par Francetv 2012
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min
François Hollande et Martine Aubry applaudissent le discours de Jean Pierre Bel, le 25 -11-2011 au Sénat. (THOMAS SAMSON)

Les candidats à la primaire PS sortent renforcés "collectivement" de la victoire dimanche de la gauche au Sénat, constatent des politologues qui relèvent une "dynamique" pour l'élection présidentielle mais, selon eux, rien n'est joué pour 2012

"La conséquence principale" du basculement à gauche de la Haute assemblée est d'abord "collective", estime Gaël Sliman (BVA) ajoutant que "ça crée une dynamique positive pour le PS globalement et une dynamique très négative pour Nicolas Sarkozy".

A treize jours du premier tour de la primaire socialiste, et à deux jours d'un nouveau débat télévisé entre les six candidats, cela peut "renforcer l'engouement pour la participation" à ce scrutin, explique M. Sliman.

Le politologue estime par ailleurs que Martine Aubry et François Hollande, les deux favoris, apparaissent comme "les plus renforcés, parce que l'un et l'autre peuvent mettre cette victoire à leur crédit".

Pour lui, la maire de Lille, en congé de ses fonctions de première secrétaire, a toujours "l'image de la patronne du PS qui a remis le PS en ordre de bataille et a permis de remporter la quasi-totalité des élections intermédiaires (cantonales et régionales)". Le député de Corrèze, pour sa part, peut faire "valoir l'argument du succès des municipales en 2008 alors qu'il était encore premier secrétaire du parti", poursuit M. Sliman.

M. Hollande, s'il se défendait dimanche soir de faire tout "lien" entre cette victoire et la primaire, n'en a pas moins le soutien d'une majorité de sénateurs socialistes, dont celui de Jean-Pierre Bel, leur chef de file, qui brigue la présidence samedi.

La Haute assemblée compte en outre une nouvelle sénatrice proche de lui, Frédérique Espagnac, élue dimanche dans les Pyrénées-Atlantiques.

Martine Aubry ne semble pas vouloir créer la division: lundi, elle a appelé les socialistes à "jouer collectif" pour la présidence du Sénat en votant pour Jean-Pierre Bel. La sénatrice Catherine Tasca, un de ses soutiens, a annoncé qu'elle présenterait sa candidature mais se soumettrait à la décision du groupe.

Stéphane Rozès, président de Cap (Conseil, analyse, et perspective) met en garde: il ne faudrait pas "se prêter à tout triomphalisme", car avant 2002 et 2007, rappelle-t-il, la gauche avait "progressé au plan local", mais avait "échoué à la présidentielle".

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