Cet article date de plus de cinq ans.

Sarkozy : "J'ai dit à monsieur Poutine que les bombes russes devaient tomber sur Daech"

Après une conférence devant les étudiants de l'Institut des relations internationales de Moscou où il a plaidé pour le "rapprochement et le dialogue" entre les Occidentaux et la Russie, le président des Républicains a rencontré le président russe en tête à tête.
Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
 (Nicolas Sarkozy et Vladimir Poutine à Moscou © SERGEI CHIRIKOV / POOL/EPA/MaxPPP)

"Entre nous, il faut choisir le rapprochement et le dialogue. La France et la Russie ont besoin de travailler ensemble. Dans le monde qui est le nôtre, nous devons à tout prix éviter une nouvelle Guerre froide. Isoler la Russie n'a aucun sens "; a déclaré Nicolas Sarkozy jeudi matin, devant les étudiants de l'Institut des relations internationales de Moscou, avant de rencontrer Vladimir Poutine. Et il a assuré que "l'action de Poutine au-delà de nos désaccords, a été plus positive que négative." Pour l'ancien président français, "la Russie est indispensable au monde. Oui le monde a besoin de la Russie. Et ceux qui ont oublié cela ont commis une lourde erreur. Cette erreur, la France ne l'a pas commise".

Nicolas Sarkozy à Moscou : "On ne pourra pas continuer avec deux coalitions parallèles en Syrie"
écouter

"Quelqu’un qui a 250.000 morts sur la conscience ne peut pas représenter l’avenir " ,  a aussi déclaré Nicolas Sarkozy à propos de la Syrie. "ll faut discuter avec Bachar Al-Assad d’un seul sujet : les conditions de son départ". Une position qui est aussi celle de la France.

Puis Nicolas Sarkozy a été reçu par Vladimir Poutine pendant presque deux heures. Un entretien qui n'a pas été suivi de déclarations. Mais invité plus tard de BFMTV, l'ancien président de la République a défendu sa démarche : "En tant que responsable de l'opposition, en tant qu'ancien président de la République, il est de mon devoir et de ma responsabilité de contribuer à défendre les intérêts français."

"J'ai dit à monsieur Poutine que nous avions un ennemi commun qui s'appelle Daech. Et que les bombes russes doivent tomber sur ces barbares de Daech".
écouter

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Politique

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.