Sarkozy : "J'ai dit à monsieur Poutine que les bombes russes devaient tomber sur Daech"

Après une conférence devant les étudiants de l'Institut des relations internationales de Moscou où il a plaidé pour le "rapprochement et le dialogue" entre les Occidentaux et la Russie, le président des Républicains a rencontré le président russe en tête à tête.

(Nicolas Sarkozy et Vladimir Poutine à Moscou © SERGEI CHIRIKOV / POOL/EPA/MaxPPP)

"Entre nous, il faut choisir le rapprochement et le dialogue. La France et la Russie ont besoin de travailler ensemble. Dans le monde qui est le nôtre, nous devons à tout prix éviter une nouvelle Guerre froide. Isoler la Russie n'a aucun sens "; a déclaré Nicolas Sarkozy jeudi matin, devant les étudiants de l'Institut des relations internationales de Moscou, avant de rencontrer Vladimir Poutine. Et il a assuré que "l'action de Poutine au-delà de nos désaccords, a été plus positive que négative." Pour l'ancien président français, "la Russie est indispensable au monde. Oui le monde a besoin de la Russie. Et ceux qui ont oublié cela ont commis une lourde erreur. Cette erreur, la France ne l'a pas commise".

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"Quelqu’un qui a 250.000 morts sur la conscience ne peut pas représenter l’avenir " ,  a aussi déclaré Nicolas Sarkozy à propos de la Syrie. "ll faut discuter avec Bachar Al-Assad d’un seul sujet : les conditions de son départ". Une position qui est aussi celle de la France.

Puis Nicolas Sarkozy a été reçu par Vladimir Poutine pendant presque deux heures. Un entretien qui n'a pas été suivi de déclarations. Mais invité plus tard de BFMTV, l'ancien président de la République a défendu sa démarche : "En tant que responsable de l'opposition, en tant qu'ancien président de la République, il est de mon devoir et de ma responsabilité de contribuer à défendre les intérêts français."

"J'ai dit à monsieur Poutine que nous avions un ennemi commun qui s'appelle Daech. Et que les bombes russes doivent tomber sur ces barbares de Daech".
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