Affaire Buisson : Carla Bruni dénonce "une société orwellienne" dans sa plainte

L'ancienne Première dame a déposé un référé au civil pour faire cesser au plus vite la diffusion des enregistrements clandestins.

Les époux Carla Bruni et Nicolas Sarkozy, le 25  juillet 2010, à Paris. 
Les époux Carla Bruni et Nicolas Sarkozy, le 25  juillet 2010, à Paris.  (MARTIN BUREAU / AFP)

La référence à 1984, de George Orwell, est écrite noire sur blanc. Dans sa plainte déposée avec Nicolas Sarkozy pour atteinte à l'intimité de la vie privée dans l'affaire des enregistrements de l'ancien conseiller Patrick Buisson, Carla Bruni se présente comme une "victime collatérale d'enregistrements illicites", selon Le Figaro, qui publie des extraits de sa plainte, vendredi 7 mars.

"S'agissant de propos dont nul ne conteste qu'ils ont été tenus à titre privé et, sauf à anéantir l'un des piliers démocratiques que constitue le secret des conversations privées, en instaurant en lieu et place une société orwellienne où personne ne serait plus garanti contre l'enregistrement et la diffusion de ses conversations privées, il apparaîtra nécessaire de condamner sévèrement ce type de procédés", peut-on lire.

30 000 euros de dommages et intérêts

L'ancienne Première dame et Nicolas Sarkozy ont déposé au civil un référé d'heure à heure, une procédure d'urgence qui vise à obtenir le retrait des enregistrements mis en ligne sur le site d'information Atlantico. Ils espèrent obtenir une décision qui ait un effet dissuasif car il n'est pas possible de bloquer préventivement la diffusion de ces enregistrements. La justice examinera leur requête lundi 10 mars à 14 heures devant le tribunal de grande instance de Paris.

Carla Bruni et son mari demandent par ailleurs chacun 30 000 euros de dommages et intérêts à Patrick Buisson. Ils seraient reversés intégralement à la fondation de lutte contre le sida de l'ex-first lady. Ils demandent en outre chacun un euro de dommages et intérêts à Atlantico.