Séparatisme : "Le problème ce n'est pas tant le terrorisme, c'est le quotidien", affirme Robert Ménard

Selon le maire de Béziers, "le problème, ce n'est pas tant le terrorisme mais une façon d'être dans la ville et de se comporter qui n'est pas la même".

FRANCEINFO / RADIO FRANCE

Un séminaire gouvernemental sur le "séparatisme" et la sécurité se tient mercredi 9 septembre. Le projet de loi contre le séparatisme, chantier lancé par Emmanuel Macron en février contre les communautarismes religieux, doit être présenté en Conseil des ministres à l'automne. "Le problème ce n'est pas tant le terrorisme, c'est le quotidien", a estimé mercredi sur franceinfo Robert Ménard, le maire de Béziers.

"Sur le séparatisme, il faut employer les bons mots. C'est l'islamisme la question. On a un problème avec les bouddhistes, les taoïstes, les juifs en France ? Evidemment pas, il y a un problème avec l'islam", a affirmé le maire de Béziers.

Des "comportements insupportables"

Robert Ménard dénonce des "comportements insupportables", et assure qu'à "chaque fois qu'un commerce maghrébin se met en place, un bistrot par exemple", les femmes n'y "rentreront plus jamais parce qu'elles n'ont pas leur place et elles le comprendront en 10 secondes". C'est ce qui se passe "dans toutes les villes de France", a-t-il estimé. Un bistrot maghrébin "est tenu par des Maghrébins et il y a des hommes maghrébins", a expliqué Robert Ménard. "Il n'y a plus de femmes dans cet espace-là et ça me choque profondément", affirme-t-il. Selon le maire de Béziers, "le problème, ce n'est pas tant le terrorisme mais une façon d'être dans la ville et de se comporter qui n'est pas la même".

Et il insiste : "Je ne supporte pas des femmes voilées dans la ville", ce qui est autorisée par la loi, "une loi à la con" pour Robert Ménard qui veut, dit-il, "aider les musulmans qui ont envie de devenir des Français comme les autres."

Robert Ménard, maire de Béziers, était l\'invité du \"8h30 franceinfo\" le 9 septembre 2020.
Robert Ménard, maire de Béziers, était l'invité du "8h30 franceinfo" le 9 septembre 2020. (FRANCEINFO / RADIOFRANCE)