Gabriel Attal : "Jean-Luc Mélenchon fait l’éloge de l’impunité pour les puissants"

Depuis le mardi 16 octobre 2018, Gabriel Attal est un nouveau membre du gouvernement d’Édouard Philippe. Invité des "4 Vérités", il a critiqué avec virulence le comportement de Jean-Luc Mélenchon lors de la perquisition des locaux de son parti.

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FRANCE 2

À seulement 29 ans, Gabriel Attal a été nommé secrétaire d’État auprès du ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse le mardi 16 octobre. Invité sur le plateau des "4 Vérités", il a notamment été invité à s'exprimer sur la réaction de Jean-Luc Mélenchon lors de la perquisition des locaux de la France insoumise. "J’ai vu des images et j’ai entendu des mots qui choquent. Quand on est un responsable politique comme l’est Jean-Luc Mélenchon (…) on ne peut pas dire comme il a dit : ‘Je ne suis pas un passant dans la rue’, ‘Ma personne est sacrée’ et 'parce que je suis élu, je ne suis pas un justiciable comme un autre'. Au fond, ce que fait Jean-Luc Mélenchon c’est l’éloge de l’impunité pour les puissants et moi je ne suis pas pour le retour des privilèges."

"J’ai trouvé le président d’une extrême lucidité"

Le député des Hauts-de-Seine a ensuite poursuivi sa diatribe, comparant le leader de la France insoumise à la numéro un du Rassemblement national. "Jean-Luc Mélenchon va trop loin depuis un certain temps et il rappelle à ce niveau-là, le discours de Marine Le Pen (…) Je trouve ça dangereux." Gabriel Attal s’est également exprimé au sujet de l’allocution d’Emmanuel Macron, diffusé notamment sur franceinfo et France 2. "Peut-être que ces dernières semaines, ces derniers mois, on s’est un peu perdu dans des polémiques, des atermoiements, qui ont peut-être donné le sentiment qu’on perdait en cohérence. J’ai trouvé le président d’une extrême lucidité. Je l’ai trouvé lucide sur les attentes du pays, ses colères et ses inquiétudes."

Gabriel Attal, porte-parole d’En Marche, député LREM des Hauts-de-Seine.  
Gabriel Attal, porte-parole d’En Marche, député LREM des Hauts-de-Seine.   (JEAN-CHRISTOPHE BOURDILLAT / RADIO FRANCE)