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Réactions après le débat d'entre-deux-tours entre François Hollande et Nicolas Sarkozy

Selon la tradition, chaque camp se félicite de la prestation de son champion après le débat d'entre-deux-tours qui a opposé, mercredi 2 mai, de 21 heures à près de 23 heures, François Hollande à Nicolas Sarkozy, les deux candidats du second tour.
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France Télévisions
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Le plateau du débat entre François Hollande et Nicolas Sarkozy (PATRICK KOVARIK / POOL / AFP)

Selon la tradition, chaque camp se félicite de la prestation de son champion après le débat d'entre-deux-tours qui a opposé, mercredi 2 mai, de 21 heures à près de 23 heures, François Hollande à Nicolas Sarkozy, les deux candidats du second tour.

Au terme du débat d'entre-deux-tours, mercredi 2 mai sur France 2 et TF1, la majorité et l'opposition se sont respectivement félicitées de la prestation de Nicolas Sarkozy et de François Hollande. Exercice obligé et convenu.

Les premiers à réagir ont été les responsables de l'UMP.

Jean-François Copé, secrétaire général de l'UMP : "Ce débat a permis à notre candidat d'atteindre tous les objectifs. C'était le moment de confrontation qui devait montrer de manière éclairante d'un côté
la force d'un projet, celui de Nicolas Sarkozy, la détermination, la solidité d'un homme, et face à cela un François Hollande en retrait, en hésitaiton, en hyper agressivité sur la totalité des thèmes."

Christian Estrosi, député et maire (UMP) de Nice : "Le favori des sondages s'est assez vite transformé en challenger du débat. Il y a une leçon à en tirer ! Francois Hollande a été en défensive totale et mis face à ses contradictions. Il a eu beaucoup de mal à expliquer pourquoi il est pour aujourd'hui et a voté contre hier. Sa stratégie est restée l'esquive". "Nicolas Sarkozy a montré sa cohérence, son courage et sa part de vérité face à tant de mauvaise foi, de contradictions et de mensonges."

Franck Riester, secrétaire national de l'UMP chargé de la communication : "On voit à quel point François Hollande est dans l'ambiguité (...) Sur la burqa il n'a pas voté le texte de loi mais il dit ensuite qu'il appliquera la loi. Il est incapable de citer un exemple de réduction des dépenses publiques. Ce débat met en évidence ses points faibles. Nicolas Sarkozy maîtrise ses dossiers. Le débat était très tendu au départ. Plus le débat avance, plus on entre dans les dossiers et plus on voit que Nicolas Sarkozy prend le dessus."

Valérie Rosso-Debord, déléguée générale adjointe de l'UMP : "Il (Hollande) a l'air d'être absent du débat. Sur les centres de rétention Nicolas Sarkozy l'a enfoncé. François Hollande est très agressif, Nicolas Sarkozy est calme, il n'interrompt pas M. Hollande qui se contredit sur l'immigration légale et quand il signe un accord avec EELV il s'en détache ensuite. Il dit tout et son contraire, par exemple il confond dette et déficit, c'est compliqué pour quelqu'un issu de la Cour des comptes."

Ségolène Royal, candidate du PS à la présidentielle de 2007 : "Des millions de Français ont pu juger par eux-mêmes ces moments de vérité. François a dominé ce débat avec force, et surtout avec authenticité et vérité." "Il a démontré, je crois avec panache et brio, qu'il maîtrisait l'ensemble des sujets qui se posent aux Français et surtout, il a démontré par les propositions qui accompagnaient chacun de ses constats sa capacité, demain, non seulement à gagner dimanche prochain et surtout à réussir le changement et à passer des paroles aux actes."

Martine Aubry, première secrétaire du PS : "Je pense que François Hollande a été exceptionnel et je pense réellement que ce débat montre ce que sera sa présidence, c'est-à-dire un cap clair, des valeurs de la France retrouvées, des réponses précises, des priorités claires : une vraie présidence." "François Hollande, sur tous les sujets, a été à la hauteur de ce qu'on attend d'un président de la République française. J'ai trouvé Nicolas Sarkozy sur la défensive."

Jean-Michel Baylet, président du Parti radical de gauche : "François Hollande a montré ce soir qu'il est prêt à présider la France. Serein, précis et convaincant, le candidat de la gauche avait clairement, ce soir, la stature d'un homme d'Etat". "Nicolas Sarkozy dans l'esquive permanente et l'agressivité n'a pas pu échapper à son bilan et à ses contradictions, même si il s'est en permanence défaussé de ses responsabilités sur la crise."

Jean-Luc Mélenchon, cofondateur du Parti de gauche : "A mesure que le débat avançait, Hollande l'a bien scotché et l'autre a passé son temps à gigoter et se débattre et à la fin c'était pitoyable."

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