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"Racisme anti-Blancs" : Fillon critique (tardivement) Copé

L'ancien Premier ministre a déclaré : "Ce n'est pas en copiant les extrémistes que nous convaincrons nos électeurs."

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François Fillon, candidat à la présidence de l'UMP, le 27 septembre à Marcq-en-Barœul (Nord).  (DENIS CHARLET / AFP)

POLITIQUE - En voulant "briser le tabou" du "racisme anti-Blancs", Jean-François Copé met à jour des fissures au sein de l'UMP. Après une déclaration modérée mercredi, François Fillon a condamné, jeudi 27 septembre les propos du secrétaire général de l'UMP. FTVi fait le point sur cette polémique interne et les prises de positions des uns et des autres sur fond de course à la présidence du parti.

Ceux qui soutiennent Copé

De nombreuses personnalités ont volé à la rescousse du secrétaire général de l'UMP.

Pour Claude Guéant, le "racisme anti-Blancs" est "une réalité""Je suis toujours frappé que délibérément, on veuille se cacher des réalités qui sont connues de tout le monde", a réagi jeudi, sur Radio Classique/Public Sénat, l'ancien ministre de l'Intérieur.

Pour Brice Hortefeux, "il ne faut pas être dans le déni". L'ex-ministre de l'Intérieur, qui n'a pas pris position dans la course à la présidence de l'UMP, n'a pas désapprouvé mercredi la formule de Jean-François Copé : "Chacun s'exprime avec ses mots, son histoire, son tempérament."

Pour Luc Chatel, l'UMP ne doit pas s'interdire de reprendre des termes employés par le FN. "Parce que c'est un mot qu'a utilisé le Front national, on n'aurait pas le droit de l'utiliser ?" , s'est interrogé sur France Inter l'ancien ministre de l'Education nationale.

Pour Marc-Philippe Daubresse, Jean-François Copé n'a pas fauté. "Il emploie ses mots à lui mais il décrit une situation exacte, l'accroissement des tensions entre communautés", rapporte Le Figaro.

Pour Franck Riester, il faut mettre ce problème "sur le tapis". "Jean-François Copé connaît la réalité du terrain", a estimé jeudi le député, qui est son "voisin de circonscription" en Seine-et-Marne. "C'est en ces termes que nos compatriotes expriment les problèmes sur le terrain. Ce n'est pas en utilisant des mots scientifiques qu'on pourra parler de leur réalité", assure-t-il.

Ceux qui prennent leur distance

Changement de ton chez François Fillon. Interrogé à chaud au sujet du "racisme anti-Blancs" évoqué par Jean-François Copé dans son livre, il avait déclaré qu'il n'était "pas choqué". Jeudi 27 septembre, les mots ont changé : "Ça n'est pas en copiant les extrémistes que nous convaincrons nos électeurs ni même ceux qui votent pour le FN", déclare François Fillon dans un entretien à Atlantico.fr, sans faire référence aux propos tenus par son rival Copé

Pour Henri Guaino, ancien conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, le choix des mots est discutable. "Ce n'est pas ma façon de m'exprimer", a déclaré le député des Yvelines qui n'a pas encore pris position pour l'un des deux candidats à la présidence de l'UMP.

Pour Christian Estrosi, membre de la "TeamFillon", il ne faut "pas laisser penser que la France serait un pays raciste". Mercredi sur Europe 1, il a appelé les responsables politiques à ne pas "attiser les sentiments des uns et des autres".

Pour l'ancien président du Sénat Gérard Larcher, le vocable pose aussi problème. "C'est son choix de mots, ce n'est pas le mien", relève ce supporteur de François Fillon.

Pour l'ancien ministre Dominique Bussereau, qui soutient François Fillon, "il faut faire attention à ne pas utiliser le vocabulaire du Front national, et ne pas désespérer le centre en s'adressant trop à la droite".

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