Trois questions sur la "Belle alliance populaire", le mouvement lancé par le Parti socialiste

Le premier secrétaire du parti Jean-Christophe Cambadélis a présenté son mouvement mercredi dans un café parisien.

Lancement de La Belle Alliance Populaire par le Parti socialiste mercredi 13 avril à Paris.
Lancement de La Belle Alliance Populaire par le Parti socialiste mercredi 13 avril à Paris. (MAXPPP)

Après le parti "En marche" d'Emmanuel Macron, voici la "Belle Alliance populaire". Mercredi 13 avril, le PS a officiellement lancé son nouveau mouvement, destiné à rassembler la gauche en vue de l'élection présidentielle de 2017. Réunis dans le Paname Café du 11e arrondissement de Paris, plusieurs personnalités politiques et de la société civile ont signé l'amorce d'un "grand rassemblement progressiste".

Proposée par le premier secrétaire du Parti socialiste Jean-Christophe Cambadélis, et actée lors du congrès du PS à Poitiers (Vienne) en juin, cette initiative devait initialement être lancée en janvier, mais a été freinée par les débats sur la déchéance de nationalité puis de la loi Travail.

1.En quoi consiste cette initiative ?

"L’objectif est d’élaborer une alternative au libéralisme ambiant et au nationalisme montant", a déclaré Jean-Christophe Cambadélis. Pour le premier secrétaire du Parti socialiste, la constitution de ce mouvement est un moyen pour son parti et son futur candidat d'éviter d'être éliminé dès le premier tour de la prochaine présidentielle en renouvelant son discours et son fonctionnement.

"La démarche est novatrice, il s’agit d’une coproduction, chacun vient avec ce qu’il est. C’est une réflexion en mouvement", poursuit Julien Dray, député de l'Essonne et animateur de l'après-midi, précise LibérationLe nouveau mouvement envisage d'organiser une grande convention début décembre, juste après les primaires à droite afin de montrer "qu'il y a une alternative à gauche dans la perspective de 2017", explique Corinne Narassiguin, porte-parole du PS.

2Que contient le texte fondateur ?

Le texte d'appel sous forme de manifeste décline 13 points tels que la lutte contre le nationalisme xénophobe et le fondamentalisme religieux, note Le Monde. Il défend la transition écologique, une modernisation économique et industrielle du pays ainsi qu'une repolitisation de l'Europe. "Le mouvement des idées progressistes ne demande qu'à être libéré, détaille le texte. Nous voulons un nouveau départ. Penser autrement ! Agir autrement !"

3Qui en fait partie ?

Les premiers signataires viennent essentiellement de la société civile (responsables syndicaux ou associatifs, scientifiques ou simples citoyens), mais on y retrouve plusieurs personnalités politiques. D'anciens ministres ont répondu à l'appel comme François Rebsamen ou Sylvia Pinel ainsi que d'actuels membres du gouvernement comme Pascale Boistard (secrétaire d'Etat chargée des Personnes âgées), Emmanuelle Cosse (ministre du Logement) ou Jean-Vincent Placé (secrétaire d'Etat en charge de la Réforme de l'Etat).

Plusieurs représentants du PS ont aussi signé l'appel comme le numéro deux du parti Guillaume Bachelay, le député Eduardo Rihan-Cypel ou l'ancienne numéro 2 de la région Ile-de-France Marie-Pierre de La Gontrie. Le député Europe Ecologie-Les Verts Denis Baupin se trouvait aussi parmi les participants, représentant solitaire de son parti. Côté société civile, le climatologue Jean Jouzel et l'ex-numéro deux de la CFDT Jacky Bontemps ont fait le déplacement.