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Primaire de la gauche : "Ma candidature est une révolte", lâche Manuel Valls

"Je veux la réussite de cette primaire. Ma candidature est une révolte face à une disqualification annoncée de la gauche à la présidentielle", assène dimanche l'ancien Premier ministre dans les colonnes du "Parisien".

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France Télévisions
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L'ancien Premier ministre Manuel Valls, lors d'un discours à Nancy, le 2 décembre 2016. (FRED MARVAUX / REA)

"Je veux la réussite de cette primaire. Ma candidature est une révolte face à une disqualification annoncée de la gauche à la présidentielle." Dans les colonnes du Parisien, dimanche 11 décembre, Manuel Valls le martèle comme un leitmotiv : selon lui, "la gauche peut se réveiller, retrouver l'espoir". "La gauche est challengeur dans cette élection, reconnaît-il. Mais, moi, je crois que nous pouvons gagner."

Et pour l'ancien Premier ministre, "avec une extrême droite aux portes du pouvoir, et le programme particulièrement dur de François Fillon, qui incarne une droite rétrécie et rabougrie", sa "responsabilité est de créer l'unité".

Au lendemain de la démonstration de force d'Emmanuel Macron — qui a rassemblé plus de 10 000 sympathisants à Paris —, Manuel Valls adresse cependant une nouvelle mise en garde aux "candidats qui ne participeraient pas à la primaire" de la gauche : ils "doivent prendre conscience du risque qu'ils feraient courir à la gauche d'être éliminée".

"Je suis prêt"

"J'aime mon pays par-dessus tout", martèle encore Manuel Valls dans cet entretien, assurant qu'il n'est pas "né avec l'idée" qu'il serait "président de la République". "Mon expérience d'élu local comme maire d'Evry est irremplaçable. Elle vaut toutes les écoles, les grandes écoles. J'ai exercé le pouvoir depuis 2012, dans un contexte marqué par le terrorisme. Je suis prêt", affirme l'ancien chef du gouvernement.

Enfin, lorsque Le Parisien lui demande s'il a "contribué à empêcher François Hollande d'être candidat", l'ancien Premier ministre ne cache pas son agacement : "Ça suffit avec cette thèse !"

Laisser penser que François Hollande se serait fait imposer ce choix est insensé. Il faut le respecter et ne pas l'instrumentaliser.

Manuel Valls

dans "Le Parisien"

"Ma relation avec lui est faite de respect, d'affection, nous avons tant partagé notamment au moment des attentats. Cela crée des liens à tout jamais" et n'en "doutez pas un instant qu'il s'engagera le temps venu", conclut Manuel Valls.

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