Primaire à gauche pour la présidentielle : l’ancien candidat vert Noël Mamère appelle les partis à "ne pas rester insensibles à cet appel"

Yannick Jadot doit entamer "des discussions avec les responsables de la primaire populaire", estime Noël Mamère qui se dit convaincu que la gauche peut former l'union autour d'un"candidat unique".

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Noël Mamère, candidat des Verts à la présidentielle de 2002, le 28 juin 2020. (CHRISTOPHE MORIN / MAXPPP)

"Je soutiens bien sûr l'idée de la primaire populaire parce qu’elle part de la société civile, elle ne part pas de partis politiques ou de petites combines d'appareil", a jugé samedi 11 décembre, Noël Mamère, ancien candidat Les Verts à l’élection présidentielle de 2002. "Elle vient d'activistes, d'hommes et de femmes, de jeunes principalement, qui sont très impliqués dans les combats, pas simplement écologiques mais aussi sociaux. Et c'est parce qu'il y a cette vivacité dans la société civile que j'ai éprouvé le besoin de la soutenir".

"Il est grand temps pour les partis politiques et en particulier écologistes, de ne pas rester insensibles à cet appel", ajoute l’ancien maire de Bègles, "d'autant que la plupart des bénévoles qui s'agitent beaucoup sur le terrain pour bousculer les partis politiques, sont des militants écologistes".

"Aujourd'hui, l'heure n'est pas à l'effacement de l'écologie"

Face au refus de Yannick Jadot, candidat écologiste désigné, de participer à cette primaire, Noël Mamère admet qu’il est peut être "allé un peu vite". "Mais nous ne sommes qu'au mois de décembre", relativise-t-il. "L’élection présidentielle a lieu au mois d'avril. Certes, il ne faut pas perdre de temps. Il a raison de dire qu'il a gagné la primaire des écologistes. Mais je suis en train de constater que cette primaire populaire, elle prend de l'ampleur et de la dynamique. Beaucoup, beaucoup de gens se sont inscrits depuis quelques jours déjà. Donc, je pense qu'il est utile qu'il entame des discussions avec les responsables de la primaire populaire, d'autant qu'en plus, ça ne part pas de rien puisque un socle commun a en réalité été établi".

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Noël Mamère se dit convaincu que les différents participants pourraient se mettre d’accord pour former une union à l’approche de la présidentielle, avec un candidat unique. "Regardez ce qui s'est passé en Allemagne : ce sont des partis politiques qui bien souvent se combattent qui ont réussi un accord de coalition", rappelle-t-il. "Les écologistes ont déjà montré qu'ils sont capables de s'effacer", ajoute Noël Mamère, rappelant l’exemple de 2017, quand Yannick Jadot s’était désisté au profit de Benoît Hamon. "Mais aujourd'hui, l'heure n'est pas à l'effacement de l'écologie. L'heure est à l'émancipation, à la promotion de l'écologie", conclut-il.

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