François Hollande, si loin de la primaire de la gauche

En plein premier tour de la primaire de la gauche dimanche, François Hollande est en visite officielle... au Chili. Le chef de l'État se refuse à tout commentaire sur le scrutin.

François Hollande à Santiago (Chili), le 21 janvier 2017
François Hollande à Santiago (Chili), le 21 janvier 2017 (STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)

À l'heure où tomberont les résultats du premier tour de la primaire de la gauche dimanche 22 janvier, François Hollande sera en plein désert d'Atacama, dans le nord du Chili. Loin, très loin de la France. À 12 000 kilomètres de Paris. C'est la visite d'une centrale solaire inaugurée par EDF en décembre qui le conduit dans cette zone isolée où chacun est coupé du monde, sans réseau téléphonique et sans Internet. 

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Depuis son annonce du 1er décembre, dans laquelle il renonçait à briguer un nouveau mandat à la présidence de la République, le chef de l'État montre peu d'intérêt pour la primaire de la gauche. Le 15 janvier, il avait préféré passer sa soirée au théâtre à applaudir Michel Drucker plutôt que de suivre en direct le deuxième débat entre les sept candidats.

N'était-il pas possible de modifier le programme de François Hollande, afin de lui permettre de suivre en direct la soirée du premier tour du scrutin ? L'entourage du chef de l'État répond par la négative, en expliquant que ce sont les autorités chiliennes qui organisent le protocole.

Reste le silence de François Hollande. Laconique ou se refusant à tout commentaire lorsqu'on l'interroge sur la primaire de la gauche, le chef de l'État a toutefois précisé samedi en marge d'une réception à Santiago : "Je m'intéresse à la vie politique française. Si c'était le contraire, on dirait qu'il y a un problème".