Politique : rupture au Parti socialiste

Danielle Sportiello fait le point sur la situation au Parti socialiste, dimanche 14 octobre, après les départs d'Emmanuel Maurel et de Marie-Noëlle Lienemann.

France 3

Au Parti socialiste, c'est le temps des ruptures. Les frondeurs veulent-ils liquider le vieux PS ? Possible. "Sous François Hollande, le chef des frondeurs c'était Emmanuel Maurel", rappelle Danielle Sportiello. "En septembre, il a lancé son club à Marseille (Bouches-du-Rhône)". Un club qui porte le nom de Nos causes communes. "Autrement dit pour faire cause commune, il commence d'abord par faire bande à part", poursuit la journaliste. "C'est dans l'histoire du Parti socialiste, cette oppositon entre socialisme révolutionnaire, que Marie-Noëlle Lienemann prétend aussi incarner, et ce socialisme réformiste".

Le dilemne d'Olivier Faure

Une opposition qui se traduit également à travers l'idéologie d'autres figures du Parti socialiste, comme Manuel Valls. "Lui il incarnait l'aile droite du PS, qui a théorisé les deux gauches irréconciliables", rappelle Danielle Sportiello. Résultat : aujourd'hui, "Olivier Faure incarne un patron du PS dépouillé d'un côté par Jean-Luc Mélenchon, de l'autre par LREM, avec peut-être encore des débauchages à venir lors du remaniement". Sans compter que l'ombre de François Hollande plane toujours sur le parti. Avec le déménagement des socialistes à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne), Olivier Faure n'a que peu de choix : "Soit il fait du PS un parti populaire proche des gens, soit le PS devient un parti périphérique".

Le JT
Les autres sujets du JT
Le Premier secrétaire du PS Olivier Faure pose à la \"Fête de la Gauche\" le 8 septembre 2018 à  Le Relecq-Kerhuon (Finistère).
Le Premier secrétaire du PS Olivier Faure pose à la "Fête de la Gauche" le 8 septembre 2018 à  Le Relecq-Kerhuon (Finistère). (FRED TANNEAU / AFP)