Les protestataires interpellés devant les Etats généraux du PS remis en liberté

60 personnes avaient été interpellées en marge d'une manifestation contre la précarité et le chômage après avoir tenté de perturber une réunion du Parti socialiste

Des manifestants contre la précarité et le chômage rassemblés à l\'occasion des Etats généraux du Parti socialiste, à Paris, le 6 décembre 2014.
Des manifestants contre la précarité et le chômage rassemblés à l'occasion des Etats généraux du Parti socialiste, à Paris, le 6 décembre 2014. (PATRICE PIERROT / CITIZENSIDE / AFP)

Ils entendaient dénoncer la politique du gouvernement. Les 60 personnes interpellées, samedi 6 décembre, en marge d'une manifestation contre la précarité et le chômage après avoir tenté de perturber une réunion du Parti socialiste ont été remises en liberté dans les heures qui ont suivi, annoncent des sources judiciaire et policière.

Ces interpellations n'ont pas donné lieu à des gardes à vue mais à de simples vérifications d'identité, précise la source judiciaire.

Tensions avec le service d'ordre du PS

Les manifestants voulaient lire un texte critique de la politique de l'exécutif devant les cadres socialistes, a expliqué la Coordination des intermittents et précaires (CIP) d'Ile-de-France. Mais devant le centre de conférences où se tenaient les Etats généraux du PS, dans le nord de Paris, la situation s'est échauffée entre certains manifestants et le service d'ordre du parti.

Selon la CIP, les manifestants ont été reçus "avec des crachats et à coups de poings, de pieds, de gaz lacrymogène, de matraques télescopiques et de ... taser". De son côté, le PS a indiqué les protestataires n'étaient pas "forcément pacifistes" et "avaient essayé d'envahir la salle" : "Le service d'ordre du parti a fait son boulot pour qu'ils ne rentrent pas."