Accusations de racisme dans une enquête Terra Nova-LREM : la polémique "est assez minable", estime Christophe Castaner

Le délégué général de La République en Marche, Christophe Castaner, a jugé jeudi 21 juin sur France Inter que la polémique sur l'enquête Terra Nova auprès des militants de son mouvement est "assez minable".

Christophe Castaner, délégué général de La République en Marche à l \'Elysée, le 6 juin 2018.
Christophe Castaner, délégué général de La République en Marche à l 'Elysée, le 6 juin 2018. (ALAIN JOCARD / AFP)

Christophe Castaner, délégué général de La République en Marche (LREM), qualifie la polémique sur l'enquête Terra Nova auprès des militants de son mouvement de "assez minable", selon son expression utilisée jeudi 21 juin sur France Inter. Il souligne que les questions, dénoncées notamment par des socialistes qui les accusent de racisme, ont déjà été utilisées lors d'une étude sociologique pour le PS.

"J'avoue que la petite polémique de ceux qui savent parfaitement cela est assez minable", a commenté le secrétaire d'Etat chargé des relations avec le Parlement, en visant notamment les élus socialistes qui ont dénoncé le racisme de certaines questions qui feraient le jeu de l'extrême droite, comme "On ne se sent pas chez soi comme avant" ou "Il y a trop d'immigrés en France", alors que le PS a lui-même utilisé ce genre de questions dans un sondage.

"L'instrumentalisation d'un système"

Terra Nova a "repris des questions que le journal Le Monde, dont je ne pense pas qu'on puisse le qualifier de journal d'extrême droite, a déjà utilisé pour faire une étude sociologique sur la réalité électorale de la France, que le PS a utilisées il y a quelques temps [dans une étude Cevipof auprès de ses adhérents publiée en 2014]. Donc vous voyez bien l'instrumentalisation d'un système", a continué Christophe Castaner.

C'est d'ailleurs le think tank qui a proposé à LREM de faire ce sondage, en ligne depuis le 8 juin, et non le parti qui l'aurait commandé. "J'ai trouvé ça intéressant pour voir l'ADN de nos militants", a expliqué le délégué général. "Quand vous voulez qualifier des gens qui sont membres d'un mouvement politique, vous posez des questions qui partent de l'extrême droite et d'autres qui vont à l'extrême gauche. Il y en a une par exemple où on demande s'il faut un système de type Robin des bois pour la fiscalité, qui consiste à tout prendre aux riches pour donner aux pauvres", a rajouté Christophe Castaner.