Sécurité globale : à Bordeaux, les commerçants redoutent les manifestations

Des violences ont eu lieu samedi 28 novembre à Bordeaux durant la manifestation contre la loi "sécurité globale". La préfecture a ainsi annoncé, samedi 5 décembre, l'interdiction de manifester dans certaines rues de l’hyper centre-ville… Ce qui ne rassure pas les commerçants pour autant. 

France 3

À Bordeaux (Gironde), les dégâts sont toujours visibles samedi 5 décembre, une semaine après la première manifestation contre la loi "sécurité globale" et à l’aune d’un second rassemblement. Au-delà de la casse, la manifestation elle-même impacte les commerçants. "Les gens sont rentrés chez eux. Ils ont eu peur, je pense", explique ainsi Peggy Ontsia. Après des pertes importantes durant le confinement, elle s’inquiète et prédit : "Ça va faire mal".

Crainte et initiatives

Un pronostic partagé par le président de la Ronde des Quartiers, principale association de commerçants bordelais. "Ils nous condamnent à mort, estime Christian Baulme. Si on ne réussit pas ces quatre prochaines semaines commercialement, nous sommes morts." Avec l’annonce d’autres manifestations sociales durant le week-end, beaucoup cherchent des solutions. La chambre consulaire propose un groupe privé "sécurité" sur les réseaux sociaux, qui a déjà servi aux commerçants durant les épisodes des "Gilets Jaunes", leur permettant d’échanger entre eux, par exemple, au sujet de la présence des casseurs. 

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Une pancarte dans une vitrine pour protester contre le projet de loi sur la \"sécurité globale\", à Paris, le 18 novembre 2020. 
Une pancarte dans une vitrine pour protester contre le projet de loi sur la "sécurité globale", à Paris, le 18 novembre 2020.  (XOSE BOUZAS / HANS LUCAS / AFP)