Sécurité globale : "Il faut protéger l'image du visage du policier", l'UNSA Police demande une réécriture de l'article censuré

"Des policiers ont été contraints de déménager", assure sur franceinfo le délégué général adjoint de l'UNSA Police Thierry Clair.

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Radio France
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Des CRS lors d'une manifestation contre la proposition de loi "sécurité globale" à Montpellier, le 21 novembre 2020. (GUILLAUME BONNEFONT / MAXPPP)

"L'article a été censuré comme étant anticonstitutionnel donc nous attendons qu'il soit réécrit de façon à protéger les policiers", déclare jeudi 20 mai sur franceinfo le délégué général adjoint de l'UNSA Police Thierry Clair. Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a annoncé qu'il proposerait au Premier ministre d'améliorer l'ex-article 24 de la loi sur la "sécurité globale", sur les policiers filmés, retoqué par le Conseil constitutionnel. "Il faut protéger l'image du visage du policier", demande Thierry Clair qui affirme que certains de ses collègues "ont été contraints de déménager."

franceinfo : qu'attendez-vous du ministre de l'Intérieur qui veut "améliorer les dispositions" retoquées par le Conseil constitutionnel ?

Thierry Clair : L'article a été censuré comme étant anticonstitutionnel donc nous attendons qu'il soit réécrit de façon à protéger les policiers. Nous voulons une protection juridique directe de l'image du policier. L'ex-article 24, devenu article 52, cherche à apporter une réponse pénale sur ces faits-là.

Que demandez-vous concrètement à Gérald Darmanin ?

Il faut protéger l'image du visage du policier. Nous avons énormément de diffusions malveillantes de visages de nos collègues, qui ont par exemple été exhibés récemment sur des murs d'immeubles, dans des halls d'immeuble et des panneaux de signalisation en région parisienne. Il y a aussi des diffusions massives sur les réseaux sociaux. Des policiers ont été contraints de déménager.

Cette décision du Conseil constitutionnel est un coup dur au lendemain de votre manifestation devant l'Assemblée nationale ?

C'est vrai que c'est une annonce qui n'est pas de bon augure, d'autant qu'elle se joint à d'autres annonces. On a appris hier qu'un amendement avait été déposé dans le cadre de la procédure pénale de façon que lors des perquisitions un avocat soit présent. On sollicite une simplification de la procédure pénale et au lieu de ça le législateur va une fois de plus alourdir la procédure. Ça va devenir intenable sur le terrain.

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