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Première université d'été pour les centristes sur fond de rivalité Borloo-Morin

A huit mois de la présidentielle, la nouvelle "Alliance" des partis de centre-droit tient ce week-end sa première université d'été.
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Hervé Morin et Jean-Louis Borloo, côte-à-côte, lors d'une conférence de presse à l'Assemblée nationale, le 14 juin 2011 (AFP/BERTRAND GUAY)

A huit mois de la présidentielle, la nouvelle "Alliance" des partis de centre-droit tient ce week-end sa première université d'été.

L'union centriste n'a jamais caché son ambition de présenter un candidat à la présidentielle. Lancée le 26 juin à Epinay en Seine-Saint-Denis, l'Alliance républicaine écologiste et sociale regroupe le Parti radical, le Nouveau centre, la Gauche moderne et la Convention démocrate. Depuis sa création, il y a donc deux candidats "naturels" à l'investiture pour 2012 : Jean-Louis Borloo et Hervé Morin.

Si le patron des "radicaux", Jean-Louis Borloo, fait figure de favori, celui du Nouveau centre, Hervé Morin, n'a pas renoncé à se présenter. Et chaque rendez-vous de l'Alliance est l'occasion pour les deux hommes de marquer leur différence devant les militants. La première université d'été de l'Alliance à la Grande Motte dans l'Hérault ne devrait pas faire exception. Même si chacun s'attache à minimiser cette concurrence...

Un millier de militants sont attendus ce week-end, un peu plus de "radicaux", selon Hervé Morin qui reconnaît avoir eu du mal à mobiliser ses troupes, échaudées par le précédent d'Epinay, perçu par certains comme un tremplin à une candidature Borloo.

"Si les réunions de l'Alliance deviennent des mises en orbite pour la présidentielle, cela ne va pas durer très longtemps", a lâché Hervé Morin devant des journalistes, sans toutefois cacher son intention de rester en course. Mais, a-t-il précisé, "jamais je ne mettrai mon ambition en avant au point de faire échouer ce que nous sommes en train de construire".

Pour l'ex-ministre de la Défense, une candidature à la présidentielle se déclare entre novembre et décembre et, "il peut se passer un océan de choses d'ici là".

Le 3 septembre, effectuant sa rentrée politique dans l'Eure, Hervé Morin avait réaffirmé que le candidat des centristes se devait d'être indépendant de l'UMP, en soulignant qu'aucun député radical n'a jusqu'à présent quitté le groupe majoritaire à l'Assemblée. Interrogé sur l'hypothèse d'une candidature Borloo qui n'irait pas à son terme, il répond: "Ce serait pour nous un cauchemar que je n'imagine pas".

Jean-Louis Borloo, lui, voit dans l'ambition affiché du patron du Nouveau Centre "une forme de pression, d'inquiétude, mais pas une rivalité". Son entourage évoque la nécessité pour Hervé Morin de maintenir sa candidature pour exister et faire monter les enchères.

Pour l'heure, le président du Parti Radical, crédité de 7% dans les sondages pour 2012, n'a pas l'intention de précipiter l'annonce de sa candidature qui pourrait intervenir en octobre, avec la sortie d'un livre programme. "C'est ma peau, ma vie, ma gueule et je déciderai quand je veux", a-t-il lancé à des journalistes. "Je ne badine pas avec l'engagement politique, je l'ai prouvé toute ma vie".

Jean-Louis Borloo dit surtout voir dans cette université d'été l'occasion de cimenter la base de l'union des centristes, initiée à Epinay. "Quand je m'engage, c'est que j'ai la conviction (...) d'avoir les méthodes et les mesures pour y parvenir", a-t-il récemment expliqué, avant d'ajouter : "Cela fait presque un an que j'avance de façon méthodique. Je crois que je suis maintenant pratiquement prêt".

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