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Pourquoi le départ de Moscovici pour Bruxelles a des conséquences fâcheuses pour le PS

Le député du Doubs et ancien ministre de l'Economie va lâcher son mandat pour devenir Commissaire européen. La législative partielle qui va probablement se tenir dans son ancienne circonscription pourrait tourner en faveur du FN.

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France Télévisions
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Pierre Moscovici, ancien ministre de l'Economie et futur commissaire européen aux Affaires économiques, à Bruxelles, le 2 octobre 2014. (EMMANUEL DUNAND / AFP)

La manœuvre risque de coûter cher au PS. Le socialiste Pierre Moscovici, ancien ministre de l'Economie, a récupéré son mandat de député du Doubs après avoir quitté le gouvernement. Mais il va devoir le lâcher pour devenir commissaire européen aux Affaires économiques. Mais ce départ risque d'avoir deux conséquences fâcheuses pour la gauche. Explications.

Le FN pourrait ravir la circonscription de Moscovici

Si une législative partielle se tient dans la circonscription du Doubs où a été élu Pierre Moscovici en 2012, le candidat PS risque de ne pas être élu. "Au vu des résultats des dernières élections municipales et européennes, le Parti socialiste a de fortes chances d'être battu", commente Le Figaro. Sans oublier que la gauche reste sur une dynamique particulièrement négative sur ce type de scrutin : le PS a perdu les huit législatives partielles qui se sont tenues depuis 2012.

Et ce n'est pas tout. Le Front national risque très probablement de remporter cette élection, si elle se tenait, permettant au FN de compter un troisième député aux côtés de Marion Maréchal-Le Pen et Gilbert Collard. Sophie Montel, la candidate frontiste qui espère décrocher le siège de Pierre Moscovici, se frotte les mains. "Je serai bien sûr candidate. C'est un territoire très favorable, très porteur pour le FN. C'est une circonscription ravagée par l'ultralibéralisme que veut défendre Moscovici à Bruxelles", déclare-t-elle au Figaro.

L'Opinion explique que le PS avait élaboré un stratagème pour éviter ce scrutin ait lieu et que le siège de Moscovoci revienne à son suppléant, Frédéric Barbier. Mais cette ruse est tombée à l'eau à cause d'un mauvais timing. "A cinq jours près, ces petits calculs de date pourraient coûter cher au PS", écrit le quotidien.

Le PS risque de perdre sa majorité à l'Assemblée

Il y a une autre conséquence fâcheuse pour le PS si le parti perd cette législative partielle qui semble désormais inéluctable : "Le groupe 'socialiste républicain et citoyen' du Palais-Bourbon se retrouvera en dessous du seuil symbolique de 288 députés", relève BFMTV. Soit en dessous de la majorité absolue. Une perspective qui n'effraie pas tant que cela un haut responsable socialiste interrogé par L'Opinion "On vit avec une trentaine de frondeurs. Ce n'est pas la perte d'une nouvelle circonscription qui nous fait peur."

Reste qu'à l'image du dernier vote de confiance au gouvernement Valls ou de celui concernant la partie recette du budget 2015, les prochains scrutins à l'Assemblée nationale s'annonce encore plus compliqués pour l'exécutif si le PS perd sa majorité.

 

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