Pour Jean-Louis Borloo (UDI), "le centre droit modéré doit être leader dans sa famille politique"

Le président du Parti radical Jean-Louis Borloo explique vouloir rassembler la droite derrière le centre droit modéré, dans Direct Matin vendredi 6 juillet. L’UMP est divisée, entre le duel Copé/Fillon et l’émergence de nouveaux courants politiques.

Jean-Louis Borloo
Jean-Louis Borloo (FRANK PERRY / AFP)

Le président du Parti radical Jean-Louis Borloo explique vouloir rassembler la droite derrière le centre droit modéré, dans Direct Matin vendredi 6 juillet. L'UMP est divisée, entre le duel Copé/Fillon et l'émergence de nouveaux courants politiques.

Le président du Parti radical, Jean-Louis Borloo, patron du nouveau groupe centriste de l'Assemblée nationale, entend faire "du centre droit modéré" le leader de la famille de droite à l'image que ce que fut l'UDF.

"Il a toujours existé en France une famille de pensée modérée, plutôt décentralisatrice, républicaine et au clair sur ses alliances, explique le président du groupe Union des démocrates et indépendants à l'Assemblée nationale (UDI), dans un entretien à Direct Matin.fr. Elle représente entre un quart et un tiers de l'électorat et a toujours été alliée à une droite de tradition plutôt centralisatrice et jacobine. Cette famille du centre droit, je veux la reconstruire."

"Force d'opposition et de proposition"

Interrogé sur le bénéfice que le centre pourrait tirer de l'élection de Jean-François Copé à la tête de l'UMP, le numéro un du Parti radical reconnaît l'existence d'"une compétition" dans la famille de droite, "comme il y en a dans la famille de gauche".

"C'est naturel mais nous ne devons pas compter sur les divisions des autres pour faire notre bonheur, affirme-t-il. Ce qui est sûr, c'est que nous avons un espace politique devant nous, car ce sont toujours les modérés déterminés qui font avancer les sociétés."

"Ce sont les meilleures équipes qui gagnent", poursuit l'ancien ministre de l'écologie, en se félicitant d'avoir réussi à "créer une dynamique.

"A regarder le début du quinquennat, j'ai l'impression que nous sommes la force d'opposition et de proposition, y compris à l'Assemblée", dit-il.

"Le centre droit modéré que je représente doit être leader dans sa famille politique", proclame l'ancien ministre.