Polémique autour des "frais de bouche" à la mairie de Paris

Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, a réagit dans un communiqué aux "allégations mensongères" de Nathalie Kosciusko-Morizet concernant ses prétendus "frais de bouche". La candidate UMP-UDI-MoDem avait vivement critiqué, lundi, son adversaire socialiste Anne Hidalgo sur le montant de ses frais, jugés trop élevés.

(Maxppp)

Dans une interview au Figaro , lundi, la candidate UMP-UDI-MoDem aux municipales à Paris, Nathalie Kosciusko-Morizet, a expliqué qu'elle supprimerait les "frais de bouche " du maire si elle était élue. Elle en a profité au passage pour tacler son adversaire socialiste, Anne Hidalgo, qui avait estimé la semaine dernière que ces frais représentaient "très peu ".

"Cette majorité s'est fait élire en dénonçant les pratiques précédentes, mais non seulement elle ne les a pas changées mais elle les a aggravées ", a accusé l'ancienne ministre UMP. Et NKM de donner des chiffres : "Comment peut-on dire que 2.000 euros par mois ce n'est pas grand chose. Ça fait 12.000 euros par an, 144.000 euros sur un mandat. Il y a peut être autre chose à faire de cet argent ". (Voir la vidéo à partir de la 5e minute)

Ce mardi, Bertrand Delanoë a réagit à ces propos dans un communiqué, parlant des "allégations mensongères " de Nathalie Kosciusko-Morizet. "Il n'y a aucune indemnité pour 'frais de bouche' à la mairie de Paris " depuis 2001, mais une "indemnité pour frais de représentation votée par le Conseil de Paris " d'un montant de 1.933 euros, rappelle le maire de Paris.

Une somme qui représente "le tiers de l'indemnité représentative de frais de mandat, de 5.770 euros, versée chaque mois aux députés et donc à Mme Kosciusko-Morizet en tant que députée de l'Essonne ", souligne-t-il encore.

"Depuis 2001, j'ai restitué au budget municipal la somme totale de 25.000 euros d'indemnité non consommée. Je procéderai de même à l'issue de mon mandat en reversant le solde non utilisé ", ajoute l'édile, qui a choisi de passer la main cette année après deux mandats.

Et d'ajouter : "La municipalité élue en 2001 a éradiqué des pratiques et un système qui avaient sali l'honneur de Paris (...) Mettre en doute cela en jouant à amalgamer des chiffres qui n'ont rien à voir les uns avec les autres est d'une profonde malhonnêteté ".