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Polémique autour de la mise en examen de Bernard Squarcini

La mise en examen dans l'affaire d'espionnage téléphonique d'un journaliste du Monde du patron du renseignement français Bernard Squarcini a provoqué une polémique à distance entre François Hollande et François Fillon
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France Télévisions
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Le patron du renseignement à la sortie de son audition (JACQUES DEMARTHON / AFP)

La mise en examen dans l'affaire d'espionnage téléphonique d'un journaliste du Monde du patron du renseignement français Bernard Squarcini a provoqué une polémique à distance entre François Hollande et François Fillon

"Je m'étonne que le ministre de l'Intérieur n'ait pas déjà prononcé la démission de M. Squarcini parce que c'est grave ce qui s'est produit", a déclaré sur TF1 François Hollande, le candidat socialiste à la présidentielle, ajoutant: "Cette faute devrait être immédiatement sanctionnée."

Le gouvernement décidera de son avenir "au terme de la procédure judiciaire", lui a rétorqué sur France 2 le Premier ministre François Fillon.

Au terme de cinq heures d'audition devant la juge d'instruction Sylvia Zimmermann, l'avocat de M. Squarcini, Me Patrick Maisonneuve, n'a rien dit sur un éventuel contrôle judiciaire. Mais il a expliqué que son client "assume en tant que patron de ce service la responsabilité pénale, s'il y a responsabilité pénale". Toujours selon son défenseur, les juges reprochent à la DCRI (Direction centrale du renseignement intérieur) d'avoir demandé et obtenu les "fadettes" sans avoir demandé, comme c'est obligatoire, l'avis d'une commission spécialisée.

Le directeur général de la police nationale (DGPN), Frédéric Péchenard, doit également être prochainement entendu en qualité de témoin assisté. Il avait affirmé sur France Info : "j'ai demandé à la DCRI d'identifier le haut fonctionnaire qui, soumis au secret professionnel et ayant un accès direct à des documents sensibles, avait divulgué des informations confidentielles dans une affaire judiciaire en cours".

Selon "", M. Squarcini a indiqué à la juge avoir décidé avec M. Péchenard de "faire une vérification technique sur les fadettes de M. Davet sur quatre jours uniquement."

La juge Zimmermann cherche à déterminer le rôle de ces responsables de la police dans une enquête à l'été 2010 de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), comprenant l'analyse de factures téléphoniques détaillées ("fadettes") du journaliste du Monde Gérard Davet dans le but d'identifier les sources du quotidien dans l'affaire Woerth-Bettencourt.

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