Parlement européen: le PSE soutiendrait Barroso

Le leader du PSE Martin Schulz n'exclut plus catégoriquement de soutenir José Manuel Barroso à la tête de la Commission

Le Parlement européen doit approuver le président de la Commission
Le Parlement européen doit approuver le président de la Commission (© France 2)
Le leader du PSE Martin Schulz n'exclut plus catégoriquement de soutenir José Manuel Barroso à la tête de la CommissionLe leader du PSE Martin Schulz n'exclut plus catégoriquement de soutenir José Manuel Barroso à la tête de la Commission

Fort du soutien du parti populaire européen (PPE) sorti majoritaire des récentes élections et pressenti pour décrocher un second mandat, M. Barroso vient de voir ses chances renforcées.

Les déclarations pour le moins alambiquées du chef de file des socialistes européens laissent présager un scénario politique pour le moins paradoxal.

"La logique parle pour que je dise : niet", a reconnu jeudi M. Schulz lors d'un point de presse. "Mais je dois me demander si je ne pourrais pas mettre en place une meilleure politique social-démocrate en posant des conditions auxquelles Barroso devra se plier."

Concernant la désignation, l'eurodéputé a réaffirmé qu'il était opposé à ce qu'un second mandat de M. Barroso à la tête de la Commission soit soumis aux votes des députés dès le mois de juillet. Mais lors d'un vote à l'automne, "savoir si nous votons pour lui est une question ouverte", a-t-il dit.

"Donnant-donnant"
Les dirigeants des 27 pays de l'UE ont déjà apporté leur soutien à M. Barroso lors d'un sommet européen la semaine dernière à Bruxelles. Mais sa reconduction doit aussi être entérinée par le Parlement européen où les conservateurs, dont M. Barroso fait partie, n'ont pas la majorité absolue. Ces derniers souhaitent un vote à la mi-juillet, dès la séance inaugurale du nouveau Parlement.

Pour obtenir gain de cause, le chef de file des eurodéputés conservateurs, le Français Joseph Daul, a lié la question de la reconduction de M. Barroso au choix du futur président du Parlement.

Les conservateurs briguent le poste pour les prochains 2 ans et demi, mais pour la seconde moitié de la législature, il pourrait revenir à un socialiste ou à un libéral. "Ca dépendra de qui va nous soutenir pour l'élection de Barroso le 15 juillet", a commenté M. Daul mercredi.