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Otage : chagrin et colère pour la famille Rodrigues Leal

Au lendemain de la mort de Gilberto Rodrigues Leal annoncée par ses ravisseurs au Mali, la famille de l'otage disparu réagit avec peine et incompréhension. Elle parle d'"oubli" et regrette que la France, à sa connaissance, n'ait pas mené de négociations avec les ravisseurs.
Article rédigé par Evelyne Chatelais
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min
  (Otages du monde Autre)

Le Mouvement pour l'unicité et le djihad en Afrique de l'Ouest (MUJAO) a annoncé mardi la mort de l'otage
français, Gilberto Rodrigues Leal, sans en préciser les circonstances et la date. Le retraité de 62 ans, passionné de voyages, avait été enlevé au Mali le 20 novembre 2012. Ses
proches demandent au gouvernement français des "éclaircissements. " Son frère
dit aussi plus directement avoir le sentiment d'un certain "oubli" de la part des
autorités et des médias.

Des questions posées au Quai d'Orsay

Avant tout, la famille de Gilberto Rodrigues Leal souhaite
que le corps soit retrouvé, afin de pouvoir faire "son deuil." Les
informations dont disposent les proches de l'otage sont en effet parcellaires :
une annonce brutale et accusatrice par téléphone à l'Agence France Presse (AFP).
Le groupe djihadiste Mujao éteint un espoir ténu pour la famille avec ces mots : 

"Nous annonçons
la mort de Rodrigues. Il est mort, parce que la France est notre ennemie."

David Rogrigues Leal est le frère de Gilberto. Il dit s'être
douté depuis "trois ou quatre mois" d'une issue tragique et il ira à Paris, la
semaine prochaine pour un rendez-vous au ministère des Affaires étrangères,
afin "d'éclaircir le dossier." Sa colère porte sur le retentissement trop discret,
qui aurait été donné au rapt de son frère.

"Pendant huit mois, on a parlé que des journalistes
en Syrie, on a oublié qu'il y avait deux otages au Mali."

En décembre 2013, la sœur de l'otage, Irène Rodrigues avait
parlé de "silence assourdissant" , disant être sans nouvelle depuis le 26 janvier
2013
, date à laquelle le Mujao se disait prêt à négocier.

Il reste un français otage au Mali, Serge Lazarevic enlevé
le 24 novembre 2011.

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