Nouveau gouvernement : après la débâcle des législatives, le défi du rassemblement

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Nouveau gouvernement : après la débâcle des législatives, le défi du rassemblement
Article rédigé par
J.Nény, M.David, C.Blanquart, S.Ripaud - France 2
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Emmanuel Macron a mis fin au doute qui entourait le maintien de l’actuelle Première ministre, Elisabeth Borne, samedi 25 juin, en la chargeant de composer un nouveau gouvernement. Arrivera-t-elle à convaincre à mettre en place un exécutif de droite, du centre et de gauche ?

Avec qui Emmanuel Macron dirigera-t-il la France, sans majorité absolue à l'Assemblée ? Dans une interview donnée à l'AFP samedi 25 juin, le président a fixé le périmètre. "Ce sera des communistes aux LR", a-t-il déclaré, tout en fermant la porte aux députés RN et LFI. Qu'en disent les patrons des partis ? "Nous sommes prêts à discuter, à voter, à soutenir toute mesure qui iront dans le sens de l'augmentation des salaires et de l'augmentation des retraites", a déclaré Fabien Roussel, le secrétaire national du Parti communiste français. 

Bayrou ne croit pas aux alliances 

Les Républicains se disent officiellement dans l'opposition. En coulisses, certains, bien que minoritaires, font d'autres calculs. "Si on bloque les institutions, on va le payer cash ! Macron finira par dissoudre et qui sera juge responsable ? C'est nous", a commenté un député LR. Le principal point d'accord entre la majorité présidentielle et Les Républicains est le recul de l'âge de départ de la retraite à 65 ans.

François Bayrou, président du MoDem et allié historique d'Emmanuel Macron, ne croit pas en l'alliance des partis. "Je ne vois pas des forces politiques élues dans l'opposition entrer dans la majorité. Ils auraient le sentiment, et ce serait fondé, de se renier", a-t-il déclaré, dimanche 26 juin, sur BFMTV. 

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