Notre-Dame-des-Landes : quels projets agricoles pour la ZAD ?

Alors que l'opération des forces de l'ordre dure depuis neuf jours à Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), le gouvernement tente de débloquer la situation qui semble s'enliser. Ils demandent à ceux qui veulent rester de déposer un projet d'installation agricole.

France 3

Le bocage était encore noyé sous les gaz lacrymogènes, mardi 17 avril, au matin du 9e jour d'opération à Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique). Sur la ZAD, il a y toujours 2 500 gendarmes et des dizaines de zadistes. Pour trouver une issue, les autorités ont proposé une rencontre aux habitants de la zone pour parler des projets d'installation agricoles, comme celui de Lucas par exemple. Il fait pousser du houblon pour produire de la bière et il refuse de céder sur un point : son projet ne sera pas individuel. "On est dans une phase où on lutte pour quelque chose. Et ce quelque chose, c'est l'avenir commun".

Jusqu'au 23 avril pour se déclarer

Lucas, comme les autres occupants, a jusqu'au 23 avril pour se régulariser. Un ultimatum que les zadistes comptent bien négocier mercredi à la préfecture."Il faut que j'aie des noms de gens qui à terme s'inscriront à la mutualité sociale agricole, payeront l'eau et l'électricité, diront où ils sont et ce qu'ils veulent faire", explique Nicole Klein, préfète de Loire-Atlantique. Mardi, dans l'après-midi, il n'y a pas eu d'affrontements dans la ZAD. Les gendarmes ont poursuivi leur opération de déblaiement.

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La zone des \"100 Noms\" dans la ZAD de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), le 9 avril 2018. 
La zone des "100 Noms" dans la ZAD de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), le 9 avril 2018.  (GUILLAUME SOUVANT / AFP)