Notre-Dame-des-Landes : une association de gendarmes dénonce un "enlisement désastreux" dans la ZAD

L'association Gendarmes et citoyens a publié une tribune sur Facebook, rapporte France Bleu Loire Océan mardi. 

Au 8e jour de l\'opération d\'évacuation de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes le 16 avril 2018.
Au 8e jour de l'opération d'évacuation de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes le 16 avril 2018. (MAXPPP)

L'association de gendarmes Gendarmes et citoyens dénonce "un enlisement désastreux" dans la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, dans une tribune publiée lundi 16 avril sur leur page Facebook, rapporte France Bleu Loire Océan mardi.

L'association évoque "l'inquiétude grandissante des gendarmes sur place" face aux violences subies, alors que plusieurs dizaines de militaires ont été blessés depuis le début des opérations d'évacuation de la ZAD le 9 avril. Elle dénonce une "guérilla rurale qui s'annonce de plus en plus délicate physiquement et moralement pour les gendarmes engagés sur place".

"Incohérence" entre le discours et le terrain

L'association fustige également un "immobilisme politique" dans cette tribune. "On s'interroge sur l'incohérence entre le discours de fermeté tenu par nos politiques dans les médias et la réalité sur le terrain", explique à France Bleu Loire Océan Thierry Guerrero, président de Gendarmes et citoyens, lui-même sous-officier de gendarmerie. "Déblayer le terrain et avancer, ça on sait le faire, il n'y a pas de souci, poursuit-il. Le problème, c'est que derrière, il faut le tenir le terrain et quand on vous donne l'ordre de reculer et de ne plus tenir le point que vous avez dégagé, ça sert à rien, ça n'a aucun intérêt."

"Pourquoi les gendarmes en nombre n'ont-ils pas reçu l'ordre d'interpeller toutes les personnes présentes dans les squats ?", s'interroge l'association. De son côté, sur Twitter, Frédéric Le Louette, le président de GendXXI, une autre association de gendarmes, se dit "rassurée" sur la volonté de la gendarmerie "de prendre en compte la récupération des personnels et les problèmes logistiques", après une réunion avec la direction de la gendarmerie nationale.