Notre-Dame-des-Landes : quel avenir pour les agriculteurs ?

Que vont devenir les 1 600 hectares de terres agricoles de Notre-Dame-des-Landes ? Pour la première fois, le comité chargé de répondre à cette question se réunit autour de la préfète de la Loire-Atlantique.

France 3

115 hectares et plus de 200 vaches, qui par leur seule présence, étaient devenus l'un des symboles de cette lutte. Si les peintures et les autocollants sont toujours là, dans les tracteurs et dans les têtes, un poids vieux de 50 ans vient de se libérer. À 25 ans, Justin Fresneau peut désormais se projeter, récupérer les terres de ses aïeux et prendre le relai pour la sixième génération. Pour lui, agriculture aura toujours rimé avec combat.

De futures terres maraîchères ?

Il y a quatre ans, JB exerçait le métier d'urbaniste, vivant à Lille (Nord), militant à Calais (Pas-de-Calais) pour le droit des migrants. Sa reconversion en tant de paysan, il ne l'envisageait que dans un territoire de lutte. Occupation illégale, mais une production vendue sur les marchés déclarés aux impôts, et un avenir qui se construit ici et là dans ce champ où JB et les autres font pousser un verger et quelques céréales. Que deviendront ces utopies ? À qui seront les terres de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) ? Sur la ZAD, Hervé en louait une quinzaine d'hectares, dont les propriétaires, une vingtaine de personnes, ont tous vendu pour le projet d'aéroport. Et malgré ces questions en suspens, à Notre-Dame-des-Landes, le rythme des saisons a remplacé celui des expropriations et des menaces.

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La route départementale RD 281, surnommée la \"route des chicanes\", à Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), le 17 janvier 2018.
La route départementale RD 281, surnommée la "route des chicanes", à Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), le 17 janvier 2018. (MAXPPP)