Cet article date de plus de deux ans.

Notre-Dame-des-Landes : des eurodéputés écologistes demandent "une médiation" au Premier ministre accusé de "mettre le feu aux poudres"

Michèle Rivasi, eurodéputée Europe Écologie-Les Verts, a expliqué, mercredi sur franceinfo, avoir demandé, dans une lettre à Edouard Philippe signée par six élus européens, un "rendez-vous en urgence".

Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), le 11 avril 2018. (LOIC VENANCE / AFP)

Six députés européens Europe Écologie-Les Verts ont écrit, mercredi 11 avril, à Edouard Philippe concernant l'évacuation de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique). Ces élus choqués par "l'intervention brutale de près de 2 500 gendarmes" demandent aux premiers ministres un "rendez-vous en urgence afin de discuter des solutions au nécessaire apaisement de la situation" sur la ZAD en cours d'évacuation.

Des gens ont un projet, ont envie de s'installer, de faire des choses innovantes de façon collective. Qu'on en discute

Michèle Rivasi

à franceinfo

L'eurodéputée écologiste Michèle Rivasi a lancé, mercredi soir sur franceinfo, un appel au Premier ministre pour "une médiation dans le calme qui prendra du temps" afin d'avoir "une vraie discussion". Pour l'élue européenne, le gouvernement et le Premier ministre "sont en train de mettre le feu aux poudres".

Michèle Rivasi a demandé "que les gendarmes se retirent" afin d'avoir "une vraie discussion avec les gens qui sont sur place". Selon elle, les images des affrontements où l'on voit "2 500 gendarmes avec des voitures blindées" attisent le sentiment "d'injustice" des gens sur place. "On est typiquement dans un engrenage, parce que le Premier ministre a perdu son sang-froid", a lancé l'élue écologiste.

Michèle Rivasi a estimé que vouloir "accélérer les choses avec la force", cela va "entraîner cette violence qui pourra aussi bien toucher des policiers que des zadistes. Il faut calmer le jeu".

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.