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"Si je réussis, ils ne pourront plus me rattraper", lance Sarkozy à propos de ses rivaux

L'ancien président de la République a donné quelques détails sur sa stratégie au "Journal du Dimanche".

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France Télévisions
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L'ancien président de la République, Nicolas Sarkozy, le 19 septembre 2014. (JOEL SAGET / AFP)

Il veut tuer le match à droite. Dans un entretien au Journal du Dimanche, publié dimanche 21 septembre, Nicolas Sarkozy a confirmé sa volonté de changer l'UMP, tout en gardant les mêmes locaux. "Je vais changer le nom du parti, mettre en place une nouvelle organisation, installer une rélève et faire revenir les adhérents et donateurs pour redresser les comptes", a-t-il déclaré.

"Si je réussis cette nouvelle formation, ils (Juppé et Fillon) ne pourront plus me rattraper", a estimé l'ancien chef de l'Etat. Au passage, Nicolas Sarkozy en profite pour égratigner les deux hommes. Il renvoie le maire de Bordeaux à son âge et à sa condamnation judiciaire, le député de Paris à sa défaite contre Jean-François Copé. "Ce n'est pas de ma faute s'il n'a pas réussi à combler le vide après mon départ", tacle-t-il.

"C'est moi qui suis la victime"

A quelques heures de sa venue sur France 2, pour sa première prise de parole public depuis l'annonce de son retour, Nicolas Sarkozy a affirmé qu'il ne voulait "être agressif avec personne" et qu'il était "sans arrogance ni esprit de revanche""Je n'annoncerai pas que je suis candidat à la présidentielle", a-t-il indiqué, ajoutant que "ce sera un autre temps. L'étape d'aujourd'hui, c'est de remettre ma famille politique au travail".

Interrogé sur son rôle en tant que futur chef de l'opposition, l'ex-président de la République a expliqué qu'il ne sera "pas agressif" à l'égard de François Hollande, "comme lui à mon endroit". "Je n'ai pas envie de lui ressembler", a-t-il ajouté. Il ne peut cependant pas s'empêcher d'ironiser sur la popularité du chef de l'Etat : "mon audience sur Facebook fait le double de celle de la conférence de presse de Hollande", assure-t-il.

A propos des affaires auxquelles il doit faire face, il s'est expliqué : "Je suis sorti de Karachi. J'ai été blanchi dans Bettencourt. Sur la Lybie, ils (les juges) savent que les documents sont faux". "Quant à Bygmalion", a-t-il ajouté, "c'est moi qui suis la victime. Chacun sait que ce n'est pas un système dédié à Sarkozy".

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