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Municipales à Paris : la carte des cinq arrondissements clefs

La bataille des municipales à Paris se jouera dans un petit nombre d'arrondissements "pivots" : le 4e, le 5e, le 9e, le 12e et la 14e. Cinq au total qui pourraient permettre à la droite de l'emporter, ou la gauche de conserver la mairie. Découvrez notre carte des arrondissements clefs.
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Radio France
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A Paris, comme à Marseille ou à Lyon, le maire est désigné par les conseillers de Paris, eux-mêmes élus dans les différents arrondissements où ils se présentent selon un mode de scrutin mêlant proportionnelle et majoritaire. Ainsi, le nombre de conseillers de Paris varie dans chaque arrondissement en fonction du nombre d'habitants. Le 14e élit, par exemple, dix conseillers (huit pour la majorité, deux pour l'opposition).

Ci-dessous, en bleu, les arrondissements tenus par la droite, en rose ceux tenus par la gauche, et en orange, les cinq arrondissements clefs. Cliquez sur l'un d'eux pour découvrir les enjeux et cliquez ici pour agrandir la carte.

Pour espérer prendre la mairie de Paris, la droite doit donc obtenir la majorité dans les "gros" arrondissements les plus à même de basculer, comme le 12e et le 14e, actuellement détenus par la gauche. Mais pas seulement. Selon l'institut Délits d'Opinion, les candidats de Nathalie Kosciusko-Morizet devront aussi progresser dans les arrondissements qui ne basculeront pas (comme le 20e), et gagner dans deux des trois petits arrondissements que sont le 4e, le 9e et le 5e. Mais si un seul des deux "gros" arrondissements restait à gauche, les autres conditions étant remplies, la droite n'atteindrait que 81 conseillers de Paris, deux de moins que la majorité. Pour conquérir Paris, la droite doit donc obtenir 53 à 54%, estime l'auteur de l'étude Mayeul L'Huillier. L'abstention, talon d'achille de la gauche ------------------------------------------ La liste de ces arrondissements clefs est dans la tête de tous les candidats parisiens. Même si le directeur de campagne de NKM feint de ne pas s'y attarder et promet des "*surprises* " dans les 10e, 18e, 19e et 20e arrondissements. "*L'électorat 'bobo' est attaché à la personnalité et aux idées de Nathalie Kosciusko-Morizet, et l'électorat populaire s'est senti trahi par la gauche* ", analyse Jean-Didier Berthault. Ajouté à la mobilisation de l'électorat de droite dans les arrondissements de l'ouest, "*cela peut faire une alchimie* ", avance-t-il. L'autre facteur déterminant des élections sera en effet la mobilisation de l'électorat. Selon [un dernier sondage CSA pour BFMTV, Orange et Le Figaro publié jeudi](https://www.youscribe.com/catalogue/tous/municipales-paris-2413399), une victoire assez nette se dessine pour Anne Hidalgo, avec 52,5% des voix au second tour. Mais le premier tour pourrait être très serré (un point d'écart à l'avantage de la gauche). Le risque d'abstention est "*une véritable fragilité pour la gauche* ", selon le directeur en charge de CSA Yves-Marie Cann. A gauche, seules 49% des personnes interrogées se disent assurées d'aller voter pour la liste PS-PCF-PRG et 47% pour les écologistes, contre 60% pour la liste UMP-UDI-MoDem. "*Cela confirme notre stratégie. Il faut que les électeurs de gauche se mobilisent* ", souligne le codirecteur de campagne d'Anne Hidalgo Rémi Féraud.  

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