Affaire des assistants d'eurodéputés du MoDem : "Enfin !", réagit François Bayrou, renvoyé devant un tribunal

François Bayrou et dix autres personnes sont renvoyés devant un tribunal correctionnel dans l'affaire de l'emploi irrégulier d'assistants d'eurodéputés.
Article rédigé par France Info - Avec France Bleu Béarn Bigorre
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François Bayrou, président du MoDem, dans les rues de Craon (Mayenne) le 10 octobre 2022. Photo d'illustration. (LUDOVIC MARIN / AFP)

"Il n’y a qu’un mot qui me vienne, c’est enfin !", a clamé François Bayrou, président du MoDem, au micro de France Bleu Béarn Bigorre. Le président du parti centriste a appris un peu plus tôt jeudi 9 mars qu'il était renvoyé devant le tribunal correctionnel dans l'affaire dite de l'emploi irrégulier d'assistants d'eurodéputés. Il est soupçonné d'avoir fait bénéficier d'emplois fictifs plusieurs assistants parlementaires. "Ça fait six ans qu’on a fait traîner cette affaire", ajoute François Bayrou.

"On va s’apercevoir qu’au bout du compte, il ne reste pratiquement rien. Puisque étape après étape, on a libéré, exonéré, innocenté, les députés européens l’un après l’autre."

François Bayrou, président du MoDem

à franceinfo

En plus du maire de Pau, dix autres personnes sont renvoyées devant le tribunal dans le même dossier. Il s'agit de Michel Mercier (ancien ministre de la Justice entre 2010 et 2012), l'ancien sénateur Jean-Jacques Jegou, Alexandre Nardella (directeur financier du Modem), ou encore Pierre-Emmanuel Portheret, Stéphane Therou, Jean-Luc Bennahmias, Bernard Lehideux, Janelly Fourtou, Thierry Cornillet et Anne Laperrouze.

Un préjudice estimé à 1,4 million

Tous sont soupçonnés d'avoir utilisé des fonds européens pour embaucher des assistants parlementaires qu'ils ont ensuite fait travailler pour l'Union pour la démocratie française (UDF) puis le MoDem entre 2009 et 2014. Le préjudice du Parlement européen est estimé à 1,4 million d'euros. Les partis MoDem et UDF (un parti qui n'existe plus aujourd'hui), sont également renvoyés en tant que personnes morales.

Franceinfo a aussi appris de source judiciaire, jeudi, qu'un non-lieu a en revanche été ordonné pour Sylvie Goulard. L'ancienne ministre des Armées avait été contrainte de démissionner - après ces révélations - un mois après sa prise de poste en 2017. Deux autres non-lieu ont aussi été ordonnés : pour l'ancienne eurodéputée MoDem Nathalie Griesbeck et la secrétaire générale du MoDem, Maud Gatel.

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