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Michèle Alliot-Marie apporte son soutien à Nicolas Sarkozy et tacle Dominique de Villepin

Presque un an après sa démission du gouvernement, Michèle Alliot-Marie a fait sa rentrée politique sur Europe 1, dimanche 18 décembre. Sans surprise, elle soutiendra Nicolas Sarkozy. Quelle pourrait être son utilité lors de la campagne présidentielle
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Michèle Alliot-Marie, en septembre 2010, lorsqu'elle était encore au gouvernement. (AFP - LIONEL BONAVENTURE)

Presque un an après sa démission du gouvernement, Michèle Alliot-Marie a fait sa rentrée politique sur Europe 1, dimanche 18 décembre. Sans surprise, elle soutiendra Nicolas Sarkozy. Quelle pourrait être son utilité lors de la campagne présidentielle

C'est l'une des informations du jour. Michèle Alliot-Marie ne sera pas candidate à l'élection présidentielle. "Pas pour l'instant", précise l'ancienne ministre de la défense au micro d'Europe 1 avant de se reprendre: "je suis convaincue que les Français diront lors de la présidentielle que Nicolas Sarkozy, dans des situations difficiles, est le mieux à même d'apporter les vraies réponses".

La précision sur son désir de candidature peut sembler superflue. Mais en 2006, Mme Alliot-Marie avait un temps concourru pour avoir l'investiture de l'UMP.

Un débat avec Nicolas Sarkozy avait même été organisé au CNIT de la Défense. C'était une réponse à la primaire interne organisé par le parti socialiste. L'ancienne patronne du RPR n'avait aucune chance et avait vite jeté l'éponge. Mais elle avait pu ainsi négocier son ralliement.

Brevet de gaullisme

Le scénario peut-il se reproduire pour 2012 ?

Le poids politique de Mme Alliot-Marie est considérablement affaibli après sa démission du gouvernement, suite à son voyage en Tunisie, aux vacances de Noël dernières. Néanmoins elle garde une utilité pour le président de la république. Elle est en effet présidente d'un mouvement associé de l'UMP, le Chêne qui se réclame du gaullisme.

MAM devient une arme anti Villepin au sein de l'électorat traditionnel de droite, comme on a pu se rendre compte lors de l'émission "Grand rendez-vous Europe1/i-TELE/Le Parisien" de dimanche.

"Dominique de Villepin prend une posture dont il pense qu'elle est gaullienne, mais il n'est certainement pas de Gaulle, et même certainement pas gaulliste, car être gaulliste, c'est d'abord l'intérêt général, avant des ambitions ou des égos personnels", déclare l'ancienne ministre.

Sage de l'UMP

En retrait du coeur de la vie politique, Mme Alliot-Marie peut espérer jouer le rôle d'une "sage" au sein de l'UMP. C'est la tonalité de ses propos sur Europe 1. Elle dédramatise une dégradation éventuelle du triple A, considérée par certains comme une catastrophe, estimant que "ca lui apparaissait comme une erreur de communication".

Forte de son expérience ministérielle, elle est offensive contre le candidat Hollande. "Il ne sait pas comment se passe un conseil des ministres, et a fortiori un conseil des chefs de gouvernement européen", déclare Mme Alliot-Marie.

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