Présidentielle : "C'est un rapport de force très favorable à Emmanuel Macron"

Entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen le "rapport de force très favorable, pour le moment, à Emmanuel Macron" selon Stéphane Zumsteeg,  directeur du département opinion et recherche sociale d’Ipsos Public Affair.

Emmanuel Macron, le 24 avril 2017.
Emmanuel Macron, le 24 avril 2017. (ERIC FEFERBERG / AFP)

Le second tour de la présidentielle va opposer Emmanuel Macron à Marine Le Pen. Pour le directeur du département opinion et recherche sociale d’Ipsos Public Affair, Stéphane Zumsteeg, dans ce duel le candidat d'En Marche! a une relative avance. "C'est un rapport de force très favorable, pour le moment, à Emmanuel Macron", a-t-il précisé sur franceinfo. 

franceinfo : Comment pourraient se répartir les voix au deuxième tour ?

Stéphane Zumsteeg : Il s'agit d'une première mesure. Il y a deux semaines de campagne, donc les choses vont encore évoluer. Ce qui est intéressant c'est de voir comment se reporte l'électorat des trois principaux candidats éliminés. L'enquête a été réalisée pendant la déclaration de François Fillon appelant à voter Emmanuel Macron. On voit bien que les électorats ne sont pas tout à fait disposés à suivre les consignes de vote.

Pour l'électorat de droite, un ralliement massif à Emmanuel Macron ne va pas forcément de soi.Stéphane Zumsteeg, directeur du département opinions à Ipsos à franceinfo

Il y a un peu moins d'un électeur sur deux qui déclarait être disposé à voter Emmanuel Macron, et un sur trois pensait voter pour Marine Le Pen. Cela en dit long sur les réserves dont elle pourrait disposer. Les électeurs de Jean-Luc Mélenchon, c'est un électorat de gauche, donc un petit peu plus loyal. Une majorité est disposée à voter pour Emmanuel Macron, un petit peu plus de 60%.

Sait-on comment ont voté les Français ?

37% des ouvriers ont voté pour Marine Le Pen, alors qu'ils ne sont que 24% à avoir voté pour Jean-Luc Mélenchon, pourtant un candidat de la gauche radicale et un courant politique pour lequel les ouvriers votaient traditionnellement. Les jeunes, c'est Jean-Luc Mélenchon qui les a le plus séduit. Les électeurs de François Hollande se sont majoritairement reportés sur Emmanuel Macron.

L'abstention se situe autour de 21%. Quelles sont les personnes qui se sont abstenues ?

Il y a l'abstention classique des gens qui ne votent pas, ce sont plus les jeunes que les moins jeunes qui s'abstiennent. Ce n'est pas une nouveauté. Il y a aussi les abstentionnistes qui le revendiquent. Des gens qui jusque-là votaient, qui déclarent s'intéresser à la vie politique, mais qui considèrent que la campagne n'a pas été à la hauteur, et qui, pour cette raison, ne sont pas allés voter.

Stéphane Zumsteeg : "Les jeunes, c'est Jean-Luc Mélenchon qui les a le plus séduit."
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