"La justice ne doit pas servir d'arme de persécution politique" : Mélenchon, Lula et 200 personnalités dénoncent les "procès politiques"

Ils signent une tribune publiée par "Le Journal du dimanche".

Jean-Luc Mélenchon lors d\'une réunion de La France insoumise à Paris, le 23 juin 2019.
Jean-Luc Mélenchon lors d'une réunion de La France insoumise à Paris, le 23 juin 2019. (GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP)

"Le temps des procès politiques doit cesser." Le leader de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, et des personnalités comme l'ex-président brésilien Lula et le prix Nobel de la paix argentin Adolfo Perez Esquivel signent une tribune, dimanche 8 septembre, dans Le Journal du dimanche (article payant).

"Nous invitons à la vigilance pour défendre les victimes de ce type d'opération quelle que soit leur appartenance politique. Nous appelons à la coopération mondiale des résistances juridiques", écrivent plus de 200 personnalités, dont également l'Espagnol Pablo Iglesias, secrétaire général de Podemos, l'ancien président équatorien Rafael Correa, et encore l'ex-président uruguayen José Mujica.

"Un seuil est en train d'être franchi"

"Un seuil est en train d'être franchi" avec "la tactique du 'lawfare'", c'est-à-dire "l'instrumentalisation de la justice pour éliminer les concurrents politiques", considèrent-ils. Ils citent les cas de Lula, emprisonné pour corruption, de l'avocat égyptien Massoum Marzouk, de l'opposant camerounais Maurice Kamto et également de Jean-Luc Mélenchon, qui doit être jugé les 19 et 20 septembre en correctionnelle après une perquisition mouvementée au siège de son parti en octobre 2018.