Martine Aubry à Toulouse: "Je suis prête"

Martine Aubry, candidate à la primaire socialiste, a lancé jeudi soir à Toulouse devant plus de 2.000 personnes: "Je suis prête à présider la République" et a proposé aux Français dans un "serment de Toulouse" le "vrai changement".

Martine Aubry, à Toulouse le 7 septembre 2011.
Martine Aubry, à Toulouse le 7 septembre 2011. (AFP PHOTO - ERIC CABANIS)

Martine Aubry, candidate à la primaire socialiste, a lancé jeudi soir à Toulouse devant plus de 2.000 personnes: "Je suis prête à présider la République" et a proposé aux Français dans un "serment de Toulouse" le "vrai changement".

Martine Aubry est prête. C'est en tout cas ce que la maire de Lille à assurer mercredi lors d'un meeting à Toulouse. "Je suis prête à présider la République pour redresser notre pays", a-t-elle assuré, lors d'un discours d'une heure et demie devant 2.100 personnes à la Halle aux grains. "Je suis candidate à la Présidence de la République parce que je veux inventer un avenir à la France", a-t-elle martelé, déclinant ensuite "le projet des socialistes, le projet que je fais mien aujourd'hui". Elle a également dit vouloir "faire barrage à la droite et l'extrême droite".

Dans la ville rose, elle a proposé un serment au parti de la rose, pour ce premier grand meeting de campagne. "Le serment de Toulouse, c'est de proposer un vrai changement, pas un aménagement ni un accompagnement, encore moins une adaptation de la politique qui échoue et du système qui s'effondre". "Le serment de Toulouse, c'est de dire à nos compatriotes qu'il y a un chemin pour sortir de la crise et qu'il y a un chemin pour l'après crise", a affirmé la maire de Lille.

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Sans le nommer, elle a critiqué son rival François Hollande. "Nous ne battrons pas le président sortant (...) sans une volonté et une clarté dans le changement. Si nous disons 'les emplois d'avenir, on verra', 'la sortie du nucléaire, on verra' , 'le non cumul des mandats, on verra' (...), je crains que les Français nous disent le jour des élections 'Voter pour vous? on verra'". Citant François Mitterrand qui "avait l'habitude d'achever ses campagnes à Toulouse", elle a assuré: "J'ai voulu que tout commence ici par Toulouse, que le fil soit renoué avec 1981 et 1988". Pour elle, "la gauche, ce sera toujours changer la vie".

Elle a terminé le meeting par une ode à la jeunesse : "Le vrai changement, c'est pour la la jeunesse que nous le voulons! Les jeunes sont les premiers à payer le prix d'un système à bout de souffle".