"Nous ne reviendrons pas au Front national", lance Marine Le Pen lors du congrès du parti

Quelques jours après une défaite aux régionales qui a généré des questionnements, la cheffe du parti a pris la parole devant les militants du RN à Perpignan.

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France Télévisions
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Marine Le Pen fait un discours lors du congrès du Rassemblement national à Perpignan (Pyrénées-Orientales), le 4 juillet 2021. (IDHIR BAHA / HANS LUCAS / AFP)

Elle se place sur la ligne de départ de la campagne pour la présidentielle. Après avoir été réélue sans surprise à la tête du Rassemblement national, Marine Le Pen a battu le rappel de ses militants, dimanche 4 juillet. Elle les a exhortés à "aller chercher la victoire" en 2022 lors d'un discours au congrès du parti à Perpignan (Pyrénées-Orientales), quelques jours après une défaite aux régionales qui a généré des questionnements. "Nous ne reviendrons pas en arrière. Avec tout le respect que nous avons pour notre propre histoire, nous ne reviendrons pas au Front national", a notamment affirmé Marine Le Pen.

Alors qu'elle avait rebaptisé en 2018 le parti autrefois présidé par son père Jean-Marie Le Pen, elle a continué : "Nous avons su nous affranchir d'une immaturité politique peu compatible avec des ambitions nationales et donner à notre mouvement les qualités nécessaires à un parti de gouvernement." 

Une volonté d'"ouvrir" le parti "à toutes les forces"

"Nous devons (...) non pas nous enfermer dans des postures, mais continuer à nous ouvrir à toutes les forces politiques, associatives ou de la société civile et plus largement à tous les Français qui souhaitent ne pas rester spectateurs", a ajouté la cheffe du RN. Marine Le Pen a défendu sa stratégie de "dédiabolisation", avec un appel du pied aux électeurs de droite. Elle a notamment évoqué Les Républicains qui "nous plagient allégrement, surtout en campagne électorale".

Sans évoquer l'échec de son parti aux récentes régionales, la dirigeante d'extrême droite a dit vouloir "mettre en œuvre un gouvernement d'union nationale autour d'un projet de paix civile" et être la candidate "des solutions concrètes" car "il n'y a pas de bonheur possible si le pays s'efface ou pire s'effondre", dans une allusion au potentiel candidat en 2022 Eric Zemmour dont elle conteste la "croyance dans la guerre civile".

Marine Le Pen a également rappelé qu'elle organiserait, en cas d'élection, un référendum sur l’immigration, "pour supprimer le regroupement familial, réformer le droit du sol et l'accueil 'des prétendument mineurs' étrangers isolés", rapporte encore Le Monde

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