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Marine Le Pen s’en prend à l’ensemble de la classe politique pour dénoncer "le système"

Marine Le Pen, candidate à l’élection présidentielle, a axé son discours sur l'insécurité et critiqué l’ensemble de la classe politique, dimanche 5 février lors de son meeting à Toulouse, pour se poser en candidate anti-système.
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Marine Le Pen, candidate du Front national à l'élection présidentielle (MARTIN BUREAU / AFP)

Marine Le Pen, candidate à l'élection présidentielle, a axé son discours sur l'insécurité et critiqué l'ensemble de la classe politique, dimanche 5 février lors de son meeting à Toulouse, pour se poser en candidate anti-système.

Marine Le Pen a fait huer par un millier de supporteurs du Front National le "rêve de la classe politique" de la voir absente de l'élection présidentielle, dimanche à Toulouse, lors d'un meeting de la campagne électorale. Elle a tour-à-tour dénoncé le "mur de l'argent", les "minables manipulations" et les "compromissions" de la classe dirigeantes pour se poser en dernier rempart face au système.

Brandissant le Journal du Dimanche qui titrait "si elle n'était pas là...", la candidate a lancé : "Quel aveu de la part du système qui essaie de nous empêcher d'avoir les parrainages nécessaires depuis des semaines !".

"Ce sont eux [les responsables du gouvernement et de l'opposition socialiste, ndlr] les menteurs, plus une seule fois vous n'autoriserez cette clique à nous donner des leçons de démocratie ou de République, ce n'est pas de moi dont ils ont peur mais de vous, peuple de France, qu'ils cherchent à faire taire", a déclaré Marine Le Pen.

Elle a fait huer les favoris du premier tour en demandant : "Si je n'étais pas là, voteriez-vous pour Nicolas Sarkozy pour François Hollande ?". "Voilà votre réponse à leur minables sondages et manipulations" a-t-elle ajouté.

"Je ne me laisserai pas faire", a-t-elle ajouté en invitant ses amis à relancer "les maires de petites communes" pour obtenir les 500 parrainages nécessaires afin que "la page de la démocratie ne soit pas tournée dans notre pays".

Insécurité

La candidate d'extrême-droite a notamment mis en cause les rapports de l"establishment" avec le Qatar, parlant "d'avantages fiscaux consentis à cet émirat".

"On ne s'inquiète pas de le voir racheter des intérêts stratégiques", "on laisse le Qatar venir investir dans les banlieues françaises", alors que selon Mme Le Pen "ce pays arme des djihadistes, des fondamentalistes en Libye en Syrie".

Accordant une place importante dans son discours à l'insécurité, Mme Le Pen a déclaré que si elle était élue elle apporterait "un soutien clair à la sécurité à la justice ; c'est un coût mais aussi un investissement".

"Seule véritable opposition"

Marine Le Pen a aussi dénoncé les "licenciements boursiers" mais a surtout fait applaudir à tout rompre des phrases sur le "patriotisme", "le respect de notre identité".

"Sans ordre il n'y a pas de progrès" a-t-elle encore lancé avant de conclure : "Il est temps d'être fier, d'être fort".

"Je porte l'espérance de la seule véritable opposition", a-t-elle résumé

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