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Marine le Pen en procureur d'une République "bananière"

A Vaiges (Mayenne), dans son premier meeting de sa campagne présidentielle, la présidente du Front national a promis samedi de "nettoyer l'Etat des jouisseurs" et "l'économie des spéculateurs et des tricheurs".
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Marine Le Pen, à Vaiges, avant son discours, le 17 septembre 2011 (AFP/Jean-François Monier)

A Vaiges (Mayenne), dans son premier meeting de sa campagne présidentielle, la présidente du Front national a promis samedi de "nettoyer l'Etat des jouisseurs" et "l'économie des spéculateurs et des tricheurs".

Devant un millier de sympathisants, elle a surfé sur "l'affaire des valises de billets", faisant même une promotion inattendue de l'ouvrage de Pierre Péan, La République des mallettes, qui dresse un tableau sombre de la corruption politique. Le fait que le nom de son père Jean-Marie Le Pen ait été cité avec ceux de Dominique de Villepin et de Jacques Chirac, par l'avocat Robert Bourg, comme destinataires en 1988 de fonds occultes d'Omar Bongo, ne la trouble pas.

"Ils ont bien tenté de brouiller les pistes, demandant à un de leurs affidés (...) de salir tout le monde", a balayé la candidate à la présidentielle.

Nicolas Sarkozy, adversaire qui est sa cible privilégié, qui "ne manque pas une occasion de faire l'éloge de la richesse" serait soumis à "la plus délétère confusion entre l'argent et le pouvoir".

Marine Le Pen a notamment prôné des "enquêtes de moralité sur le personnel de la République". De ce tableau où tous sont complices -- UMP, PS et Medef --, Marine Le Pen a aussi tiré un réquisitoire contre les banques, accusées de "jouer au casino avec votre argent" et de "gaver leurs traders de bonus indécents". Elle a promis de "séparer les banques de dépôt des banques d'affaires".

"Marine ne sera pas présidente, elle n'a pas les leaders autour d'elle pour cela. Mais il faut envoyer un signal: c'est aux hommes politiques de gouverner, pas aux banques", a déclaré à l'AFP, Jean-Paul, un ingénieur de 44 ans qui n'a pas voulu donner son nom.

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