Rythmes scolaires : la réforme sera "assouplie" après concertation

C'est ce que Manuel Valls a annoncé dans son discours de politique générale. Il estime néanmoins qu'il s'agit d'une "bonne réforme".

Le Premier ministre Manuel Valls, à l\'Assemblée nationale, le 8 avril 2014.
Le Premier ministre Manuel Valls, à l'Assemblée nationale, le 8 avril 2014. (PATRICK KOVARIK / AFP)

La réforme des rythmes scolaires sera "assouplie". Le Premier ministre Manuel Valls l'a annoncé lors de sa déclaration de politique générale à l'Assemblée nationale, mardi 8 avril. Pour l'instant, seules 17% des communes sont passées à la semaine de quatre jours et demi dès la rentrée 2013. Parmi les communes restantes, 93% s'y sont déjà engagées pour la rentrée 2014, a rappelé le Premier ministre.

>Discours du nouveau Premier ministre, Manuel Valls

"L'aménagement des rythmes scolaires est une bonne réforme car avec elle, beaucoup plus d'enfants ont accès à des activités périscolaires, sportives, culturelles, très complémentaires de l'éducation donnée par les enseignants", a fait valoir le chef du gouvernement dans un Hémicycle agité. 

Des "concertations" entre enseignants, parents et élus

Mais Manuel Valls a aussi assuré avoir "entendu les remarques de bonne foi venant des élus". "Ainsi, le cadre réglementaire sera assoupli après les concertations nécessaires avec les enseignants, les parents et les élus", a-t-il annoncé, moins de cinq mois avant la généralisation de la réforme. Il n'en a pas dit davantage sur les assouplissements envisagés.

Un assouplissement du décret sur les rythmes scolaires est réclamé par le principal syndicat du primaire, le SNUipp-FSU, ainsi que par la Peep, deuxième fédération de parents d'élèves. Tandis que l'Association des maires de France réclame une pérennisation du financement par l'Etat. 

A la rentrée 2013, la réforme a été la cible de critiques d'enseignants, de parents et d'élus UMP. Ils ont pointé la fatigue des enfants, la "confusion" entre temps scolaire et périscolaire, les tensions dans le partage des locaux et les difficultés de financement. La réforme est en revanche défendue par la FCPE, les syndicats Unsa et Sgen et une partie des chronobiologistes.