Lors de ses voeux, Eva Joly a appelé à un "véritable printemps démocratique"

La candidate d'Europe Ecologie - Les Verts a présenté jeudi 5 janvier ses voeux à la presse dans la salle parisienne de la Bellevilloise. Elle a appelé au "printemps démocratique" et fustigé les "cinq années de gaspillage et de mensonges" de Sarkozy.

Eva Joly a présenté ses voeux à la presse jeudi 5 janvier, à Paris
Eva Joly a présenté ses voeux à la presse jeudi 5 janvier, à Paris (AFP)

La candidate d'Europe Ecologie - Les Verts a présenté jeudi 5 janvier ses voeux à la presse dans la salle parisienne de la Bellevilloise. Elle a appelé au "printemps démocratique" et fustigé les "cinq années de gaspillage et de mensonges" de Sarkozy.

"Prendre en main leur destin, celui de leurs enfants et petits-enfants, en votant pour un triple changement : un changement de président, de perspective et de République". Le message est clair. Il a été livré par Eva Joly devant un parterre de journalistes, jeudi à Paris.

Bien que les "forces vertes" étaient réunies en nombre dans la salle de la Bellevilloise, les écologistes n'ont pas laissé à leur candidate le privilège d'ouvrir le bal. Mme Joly ne s'est emparé du pupitre qu'après quatre interventions, dont celles de Cécile Duflot et Dominique Voynet.

"Chômer plus pour gagner moins"

Avec flegme, Eva Joly n'a pas hésité à tirer à boulets rouges sur Nicolas Sarkozy : "il est temps de mettre fin à cinq années de gaspillage et de mensonges" autour de l'écologie, de la gestion de la dette publique, du chômage et du pouvoir d'achat, jugeant que le "travailler plus pour gagner plus" de Nicolas Sarkozy était devenu "chômer plus pour gagner moins".

Durcissant le ton, l'eurodéputée a déclaré que "le seul emploi que Nicolas Sarkozy semble vouloir sauver, c'est le sien", faisant allusion aux salariés de SeaFrance. Mme Joly a affirmé "pouvoir réindustrialiser la France grâce à l'économie verte". Et renvoyé dans les cordes le projet gouvernemental de TVA sociale, "un très gros cadeau aux entreprises qui sera payé par tous les consommateurs", qualifiant au passage le chef de l'Etat de "président des riches".

Désistement récipropque

A l'opposé, Mme Joly a tendu la main à ses alliés de gauche, appelant "François Hollande, François Bayrou et Jean-Luc Mélenchon à préparer dès à présent une dynamique de second tour et à s'engager à un désistement réciproque" pour le qualifié du premier tour.

Interrogée sur M. Hollande, elle en a aussi profité pour dire que "l'idée qu'on puisse faire campagne sans rien dire" lui était "très étrangère", tout en dénonçant "les manipulations" autour des "petites phrases" en ce début d'année.

Sortir du nucléaire

La candidate de la sortie du nucléaire a à nouveau dénoncé le "mythe du nucléaire sûr et pas cher" après la publication du rapport de l'Autorité de sûreté nucléaire.

Partisane d'une Europe fédérale, elle a par ailleurs estimé qu'il n'y aurait "pas de sortie de crise sans une double alternance en France en 2012 et en Allemagne en 2013", soulignant "l'obscénité national-populiste" de Viktor Orban en Hongrie.

Eva Joly a clos ses voeux sur une note florale, souhaitant que le mois d'avril "ait en France un parfum de jasmin" et soit accompagné d'un "véritable printemps démocratique."