La droite ferait mieux de "la fermer", s'agace Stéphane Le Foll

Le porte-parole du gouvernement était interrogé sur des déclarations de Bruno Le Maire qui a affirmé ne pas avoir "de respect pour François Hollande".

Stéphane Le Foll, le 26 octobre 2016. 
Stéphane Le Foll, le 26 octobre 2016.  (NIKLAS HALLE'N / AFP)

A six mois de la présidentielle, le porte-parole du gouvernement semble déjà à bout de nerfs. Stéphane Le Foll a en effet estimé, mercredi 2 novembre, que la droite devrait "la fermer", estimant que certaines de ses attaques "n'honorent par leurs auteurs".

"Je trouve que, quelquefois, il y a un certain nombre de personnalités qui, pour reprendre la formule [du président socialiste de la région Nouvelle-Aquitaine, Alain Rousset], devraient la fermer", a-t-il déclaré lors de son point de presse à l'issue du Conseil des ministres.

"Il y a des phrases qui sont dites, qui n'honorent pas leurs auteurs", a insisté le ministre de l'Agriculture alors qu'il était interrogé notamment sur des déclarations de Bruno Le Maire, candidat à la primaire à droite, qui a affirmé ne pas avoir "de respect pour François Hollande".

Les Républicains demandent des excuses

Mais Stéphane Le Foll a évoqué également une "plaisanterie" signée Laurent Wauquiez. Le patron du parti Les Républicains aurait évoqué la possibilité pour le président du Sénat Gérard Larcher d'assurer la présidence de la République "s'il arrive quelque chose à François Hollande". "Ce type de phrase, de référence, ce manque de respect, participe aussi, et chacun doit en avoir conscience, de la fragilité et de la difficulté d'exercer le pouvoir", a fait valoir le porte-parole du gouvernement.

Un peu de respect et de retenue, ça ne nuira à personne.Stéphane Le Foll

Dans un communiqué, le porte-parole des Républicains, Guillaume Larrivé, estime que cette réaction de Stéphane Le Foll "n’est pas digne de la Ve République". "Dans quel régime  démocratique le porte-parole du gouvernement peut-il se permettre, depuis le palais présidentiel, d’ordonner à l’opposition de 'la fermer' ?" s'interroge-t-il. Les Républicains demandent ainsi au Premier ministre de présenter des excuses.