Les républicains : Guillaume Peltier estime que la droite peut "mourir" après sa "déroute" aux européennes

Le député du Loir-et-Cher était l'invité de franceinfo mardi 4 juin. 

FRANCEINFO

Guillaume Peltier, vice-président des Républicains a estimé mardi 4 juin sur franceinfo que la droite pouvait "mourir" après avoir subi "une déroute" aux élections européennes. Le parti LR n'a enregistré que 8,48% des voix, son pire score à ce scrutin. Guillaume Peltier a appelé à "un esprit de réconciliation" entre les différentes sensibilités de son parti. 

L'heure est au sang-froid, à l'esprit d'équipe et à l'humilité. Nous n'avons pas subi une défaite, nous avons subi une déroute

Guillaume Peltier

à franceinfo

Pour Guillaume Peltier le mot clé qui doit guider la droite "dans les heures et les jours qui viennent, c'est l'esprit de réconciliation. Réconcilier les générations, réconcilier les sensibilités, rappeler qu'on a besoin de tout le monde, réconcilier les territoires et ensuite choisir un chef", a-t-il expliqué. Le risque, selon lui, c'est que "Les Républicains peuvent mourir. Je ne le souhaite pas et je ne le pense pas", a-t-il ajouté. 

Mais avant de choisir un chef, "il y a une question immense qui se pose à nous avec humilité et que les Français se posent, s'interroge Guillaume Peltier. A quoi sert la droite ?". Le député du Loir-et-Cher considère que la droite est utile "si nous avons l'audace et l'esprit de responsabilité de choisir quatre ou cinq idées concrètes, nouvelles, sans rien renier de ce que nous sommes mais en nous adaptant au monde et à ce qu'attendent nos compatriotes", a-t-il poursuivi.

Guillaume Peltier estime que la droite n'est plus attractive: "La droite n'a pas su depuis douze ans inventer, construire un discours pour se rendre à nouveau attractive et redevenir majoritaire. Notre vocation n'est en rien de devenir une force d'appoint de quiconque, mais de redevenir un pôle d'attraction à vocation majoritaire", a-t-il expliqué.

Guillaume Peltier, invité de franceinfo mardi 4 juin. 
Guillaume Peltier, invité de franceinfo mardi 4 juin.  (FRANCEINFO / RADIOFRANCE)