Politique : la droite désorientée

Les Juppéistes à Bordeaux (Gironde), les Sarkozystes au Touquet (Pas-de-Calais), les fidèles de Laurent Wauquiez en Ardèche... En France, la rentrée de la droite se fait en ordre dispersé.

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France 2

Que fera Alain Juppé pour les élections européennes en mai 2019 ? Que souhaite-t-il exactement ? Dimanche 9 septembre au matin, à Bordeaux (Gironde), sa réponse est assez claire : "Que mes idées l'emportent". Mais qui soutiendra-t-il ? La majorité ou les Républicains ? Pour l'instant, cela reste flou. Alain Juppé a réuni ses amis pendant deux jours à Bordeaux. Autour de la table se sont retrouvés des conseillers du Premier ministre, d'autres qui ont quitté les Républicains et certains qui, comme Valérie Pécresse, y sont restés, mais pour porter leur propre discours. "Je veux incarner une droite des solutions, une alternative populaire, mais pas populiste, jamais alliée avec les extrêmes à Emmanuel Macron", a déclaré la présidente du conseil régional d'Île-de-France. Elle ne le cite pas, mais Laurent Wauquiez est dans sa ligne de mire.

"La fusion des droites serait une hérésie"

Pour les Français, le patron des Républicains ne fait pas partie des trois personnalités qui représentent le mieux la droite. En tête de ce classement se retrouvent Nicolas Sarkozy, Alain Juppé et Xavier Bertrand, selon un sondage IFOP. Selon Xavier Bertrand, "la fusion des droites serait une hérésie". Dans les colonnes du journal Le Parisien, il met en garde ceux qui prônent un rapprochement avec Marine Le Pen. Une éventualité que Laurent Wauquiez a toujours repoussée pour l'instant.

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Nicolas Sarkozy et Alain Juppé en meeting à Limoges (Haute-Vienne), le 14 octobre 2015.
Nicolas Sarkozy et Alain Juppé en meeting à Limoges (Haute-Vienne), le 14 octobre 2015. (MAXPPP)