1er-Mai : après les violences du défilé à Paris, l'exécutif est montré du doigt

La polémique enfle mardi 1er mai sur la passivité des forces de l'ordre face aux blacks blocs. Le ministre de l'Intérieur a condamné les violences sans donner d'explications.

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France 3

Le premier 1er-Mai sous l'ère Macron a clairement dégénéré. La fête du Travail a été marquée par les images d'hommes et de femmes cagoulées, de guérilla urbaine en plein cœur de la capitale. Alors que les affrontements ne sont pas encore terminés, l'opposition monte déjà au créneau et demande des comptes. Laurent Wauquiez cible le gouvernement sur Twitter : "Terribles images aujourd'hui pour notre pays. Faillite de l'État régalien. Il est urgent de rétablir l'autorité".

"Laxisme du pouvoir"

Marine Le Pen s'en prend aussi à l'exécutif sur Twitter : "Inacceptable saccage de Paris par les milices d'extrême gauche, galvanisées par le laxisme du pouvoir". Toujours via Twitter, Jean-Luc Mélenchon y voit plutôt la main de l'extrême droite. Sous le feu des critiques, le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb se défend de tout laxisme. Malgré ses explications, l'opposition dans son ensemble pointe du doigt une défaillance au niveau de l'État. Ce soir, avec le Premier ministre Édouard Philippe, il a rendu visite aux forces de l'ordre dans un commissariat du 13e arrondissement de Paris.

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De nombreux défilés sont prévus ce 1er-Mai. Jean-Luc Mélenchon a défilé à Marseille (Bouches-du-Rhône) dans la matinée. Il appelle à une marche nationale anti-Macron le samedi 5 avril.
De nombreux défilés sont prévus ce 1er-Mai. Jean-Luc Mélenchon a défilé à Marseille (Bouches-du-Rhône) dans la matinée. Il appelle à une marche nationale anti-Macron le samedi 5 avril. (France 2)