Dimanche en politique, France 3

VIDEO. Jean-Pierre Raffarin: "Nous devons rester rassemblés"

Le premier tour de la présidentielle aura lieu dans deux mois, avec un candidat Fillon sous la menace d'une décision de justice. Ce dimanche 19 février, Jean-Pierre Raffarin, invité de "Dimanche en politique", pense néanmoins qu'il faut le soutenir.

FRANCE 3

A deux mois du premier tour de la présidentielle, Jean-Pierre Raffarin, sénateur Les Républicain, ancien Premier ministre et soutien de François Fillon, est l’invité du magazine politique de France 3. Il revient sur l’actualité de la semaine passée. 

François Fillon est toujours sous la menace d'une mise en examen dans le cadre des soupçons d'emplois fictifs. Jean-Pierre Raffarin revient sur le meeting de François Fillon à Poitiers le 9 février dernier. Les journalistes avaient été hués par les personnes présentes dans la salle. Un geste que Jean-Pierre Raffarin conteste avoir provoqué. "Je pense qu'aujourd’hui, il faut que les journalistes réfléchissent à leur image tout comme les politiques, les magistrats", déclare-t-il. Mais il concède :"Je ne suis pas favorable aux attaques contre les journalistes, les politiques, les magistrats et tous les corps intermédiaires. Il y a là un danger pour la démocratie."

Quid de la campagne ?"Je suis candidat et j’irai jusqu’à la victoire", a clamé François Fillon dans une interview au Figaro. Pour Jean-Pierre Raffarin, il n’y a pas d’autre choix que de soutenir le candidat légitimé par la primaire de la droite et du centre : "Nous sommes trop proche de l’échéance pour pouvoir envisager d’autres solutions… […] Nous devons rester rassemblés, les divisions sont mortelles."

Trois thèmes de campagne : Europe, la cohésion sociale et emploi

Cette semaine a également été marquée par le retour dans la campagne de Nicolas Sarkozy. Ce dernier a conseillé à un candidat Fillon en difficulté de remobiliser ses troupes et d’annoncer des mesures sécuritaires. Jean-Pierre Raffarin veut quant à lui faire entendre une autre petite musique : "On va réunir les juppéistes pour mettre en avant trois thèmes : l’Europe, la cohésion sociale du pays et la politique de l’emploi c’est-à-dire de l’offre." Sur la possible candidature de François Bayrou, Jean-Pierre Raffarin souligne qu’il souhaite que la droite et le centre restent rassemblés, car "les diviseurs nous feront perdre".

A propos d’Emmanuel Macron, représentant d’En Marche qui aujourd’hui occupe dans les sondages la deuxième place derrière Marine Le Pen, Jean-Pierre Raffarin explique qu’il est le "représentant de la majorité sortante" tandis que Benoît Hamon est "le représentant des frondeurs". Par ailleurs, "ceux qui attisent les cicatrices de l’Histoire n’ont pas beaucoup de projet d’avenir", une allusion à la polémique soulevée cette semaine par Emmanuel Macron en Algérie à propos de "la colonisation, un crime contre l’humanité", une petite phrase qui a soulevé en France la colère des représentants des pieds-noirs et des harkis notamment.

L\'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, le 7 octobre 2016 à Chasseneuil-du-Poitou (Vienne).
L'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, le 7 octobre 2016 à Chasseneuil-du-Poitou (Vienne). (GUILLAUME SOUVANT / AFP)