Les Républicains : NKM pas évincée de la direction... pour l'instant

Le parti Les Républicains a démenti lundi l'éviction de son actuelle numéro deux, Nathalie Koscuisko-Morizet, de sa direction. L'intéressée également mais elle regrette des "vieilles idées staliniennes". L'organigramme de la nouvelle direction sera dévoilé début janvier et France Info vous révélait déjà il y a deux mois que NKM n'y figurerait pas.

(Nathalie Koscuisko-Morizet n'est pas encore évincée de la direction des Républicains, mais elle est en sursis. © Maxppp)

Nicolas Sarkozy a été formel : il n'a pas annoncé lundi l'éviction de Nathalie Kosciusko-Morizet, ni au bureau politique, ni à l'intéressée directement. Seule annonce du jour : la nouvelle direction sera dévoilée début janvier 2016. Mais NKM n'en fera pas partie, c'est un secret de polichinelle et France Info le révélait dès le mois de septembre. Mais en attendant ce nouvel organigramme en janvier, elle fait toujours partie de l'équipe. Si elle décide de partir d'ici là, "c'est son problème ", lâche un haut gradé de la direction.

Nathalie Kosciusko-Morizet s'est elle exprimée lundi midi. "Je trouve curieux, au moment où on lance un débat sur la ligne, d'évincer ceux qui ne sont pas d'accord. (...) Penser que le parti se renforce en s'épurant, c'est une vieille idée stalinienne ", a-t-elle déclaré n'indiquant pas clairement son éviction. 

Nathalie Kosciusko-Morizet, actuelle numéro deux de LR, ne confirme pas son éviction mais regrette des "vieilles idées staliniennes"
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Un ligne également défendue par Alain Juppé, qui estime que "l'exclusion n'est jamais une bonne réponse". "Tout est question de savoir comment on conçoit le parti. Est-ce qu'il peut y avoir des opinions diverses ou est-ce qu'on doit être en colonne par un? ", ajoute-t-il.

Secret de polichinelle, donc, tout comme l'éviction de Lydia Guirous, l'une des deux porte-parole du parti, autre information révélée par France Info il y a deux mois. Ce qui a changé, c'est le calendrier. Initialement, la nouvelle direction devait être annoncée après les élections internes de fin janvier. Elections des présidents de fédérations pour la première fois choisis par les adhérents, et non directement nommés. Ce sera plus tôt que prévu. Décryptage d'un fidèle sarkozyste : les régionales rebattent plus les cartes que les élections internes.