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Les cyber-attaques dont l'Elysée a été la cible avant la présidence Hollande proviendraient de Turquie, selon Atlantico

Les cyber-attaques contre l'Elysée, révélées par un journaliste du Télégramme, proviendraient de Turquie, selon Atlantico. Des cyber-attaques d’une telle ampleur qu’elles ont nécessité une refonte complète du système d’information.
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Le palais de l'Elysée à Paris (illustration) (BLANCHOT Philippe / hemis.fr)

Les cyber-attaques contre l'Elysée, révélées par un journaliste du Télégramme, proviendraient de Turquie, selon Atlantico. Des cyber-attaques d'une telle ampleur qu'elles ont nécessité une refonte complète du système d'information.

Selon des informations obtenues par le site d'information Atlantico et dévoilées jeudi 12 juillet, les attaques ayant touché l'Elysée au mois de mai ne proviendraient pas de Chine, ni de Russie, mais de Turquie.

Le Télégramme de Brest du mercredi 11 juillet (article payant), révélait que l'Elysée a été la cible de deux cyber-attaques majeures ces derniers mois. La dernière a eu lieu entre le 6 et le 15 mai, ce qui correspond au second tour de l'élection présidentielle et à la prise de fonction de François Hollande.

L'Elysée, elle, ne confirme avoir été la cible que d'une seule "grosse" cyber-attaque courant 2012 mais bien avant l'entrée en fonction de François Hollande le 15 mai. "Il n'y a pas eu d'attaque depuis que nous sommes arrivés", a-t-on assuré dans l'entourage du chef de l'Etat.

Toujours est-il que le quotidien breton évoquait seulement des intrusions en provenance "d'alliés" de la France. Atlantico, qui a trouvé leur source en Turquie, note que pour l'heure, il est impossible de savoir s'il s'agit de groupes nationalistes ou d'organes gouvernementaux turcs.

Le site rappelle que "les hackers nationalistes turcs s'en étaient déjà pris à des sites français l'hiver dernier lors du vote de la loi sur la pénalisation de la négation du génocide arménien. Le site du Sénat ou celui de la députée UMP Valérie Boyer (à l'origine de la proposition de loi) avaient été piratés au moment de Noël".

Des faiblesses dans la cyber-défense française ?

Le Télégramme révélait mercredi que les attaques de grande ampleur sur l'Elysée n'ont pas été rendues publiques, en raison de l'inquiétude grandissante que provoque la vulnérabilité des ordinateurs et des réseaux gouvernementaux.

Elles ont pourtant touché les systèmes d'informations au plus haut sommet de l'Etat, à tel point que les services gouvernementaux ont dû passer trois jours pour les reconstruire entièrement.

Selon le journaliste du Télégramme qui donné des explications à Europe 1, rapportées par Le Lab, il s'est agit non de "changements d'adresses ou au nettoyage des ordinateurs de l'équipe de Nicolas Sarkozy", mais bien d'une "refonte complète de l'organisation du système d'information".

Interrogé sur le sujet, le sénateur Jean-Marie Bockel, ancien secrétaire d'Etat à la justice sous le gouvernement Fillon, a estimé que le dispositif français de cyber-défense n'est pas adapté, citant un rapport d'information qui doit être présenté le 18 juillet aux sénateurs de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées.

Pour lui, "la coordination sur le sujet entre les différents ministères est trop faible, quand la porosité des systèmes est trop forte".

Des cyber-attaques similaires avaient touché Bercy en novembre 2011.

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