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Le Parti communiste français (PCF) a vu le jour à Tours, dans la nuit du 29 au 30 décembre 1920

Au dernier jour du Congrès (Tours), les délégués ont voté la scission de la SFIO pour créer la Section française de l'Internationale ouvrière qui prendra plus tard le nom de parti communiste français.90 ans après, son secrétaire nationale Pierre Laurent est convaincu que le PCF "est une force politique extrêmement importante dans la vie nationale".
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Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste, au congrès du Parti de Gauche, le 21 novembre 2010 au Mans. (AFP - Jean-François Monier)

Au dernier jour du Congrès (Tours), les délégués ont voté la scission de la SFIO pour créer la Section française de l'Internationale ouvrière qui prendra plus tard le nom de parti communiste français.

90 ans après, son secrétaire nationale Pierre Laurent est convaincu que le PCF "est une force politique extrêmement importante dans la vie nationale".

"Le déclin du PC est un fait, on ne va pas le nier, mais il est derrière nous" a-t-il déclaré lors de la célébration discrète des 90 bougies au siège national, les 11 et 12 décembre derniers.

Aujourd'hui, une nouvelle histoire commence explique M. Laurent qui voit l'avenir du parti intimement lié à celui du Parti de gauche et doit composer avec son tonitruant leader Jean-Luc Mélenchon, au sein du Front de gauche.

La Ligne politique du PCF version 2011
S'exprimant à la mi-décembre devant la presse parlementaire, M. Laurent qui veut incarner "une nouvelle génération capable de "trouver des formes de dépassement du système économique dominant actuel", s'est prononcé pour une refonte du modèle européen

Dans sa ligne de mire, le "capitalisme entré dans une crise durable et très profonde".

Dénonçant les logiques de mise en concurrence et de guerre économique qui prévalent aujourd'hui en Europe et à travers le monde, M. Laurent mise à l'inverse sur "les logiques de partage, de coopération, de mise en commun", "des valeurs qui animent le PC depuis toujours" et qui "retrouvent aujourd'hui une pertinence et une efficacité importantes".

"La sortie de l'euro n'est pas une solution"

Persuadé que le Parti communiste peut impulser un autre modèle de sortie de crise, Pierre Laurent affirme : "L'Europe a devant elle un choix, soit continuer sur le modèle existant et risquer la désintégration de l'Union Européenne et de la zone euro, soit réorienter très profondément le modèle de coopération en Europe".

Affirmant que la question "sortir de l'euro ou pas sortir l'euro est un faux débat", le tout récent président du Parti de la gauche européenne (ndlr, il a pris la succession de l'Allemand Lothar Bisky) plaide pour "le seul choix raisonnable", "celui de la poursuite d'une communauté des peuples européens, fondée sur d'autres rapports que ceux qui prévalent actuellement", "des rapports de force très durs et de plus en plus durs", "qui obligent à ce que l'on voit en Grèce, en Irlande, demain au Portugal, en Espagne et probablement en France aussi, si on laisse faire".

Contrairement à d'autres partis de gauche, le chef de file des communistes n'est pas favorable à la sortie de l'euro qui signifierait "pour n'importe quel pays européen aujourd'hui des difficultés croissantes" mais plaide en revanche pour "transformer les bases sur lequel il est construit", pour changer "le rôle de la banque centrale européenne (BCE) et les "conditions dans lesquelles on impose aujourd'hui la discipline budgétaire".

Parmi ses propositions, celle de la création d'un fonds de développement social européen, "en lieu et place du fonds de stabilisation financier actuel qui serait "financé par des taxations sur les transactions financières et par une réorientation de la politique actuelle de création monétaire de la BCE".

Pour y parvenir, les communistes devront trouver des alliés. Ils ont ouvert les discussions... reste à convaincre. Pas simple dans une Union à 27.

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